Sécurité maritime privatisée et Corne de l’Afrique : nouvelle gestion du chaos ?

Alors que les marines de guerre peinent à aligner suffisamment de moyens dans le cadre de la lutte anti-piraterie, la privatisation d’une partie du spectre de la sécurité maritime est une voie explorée par nombre d’acteurs au large de la Corne de l’Afrique.

© Le Marin. Olivier Mélennec, "Une "armurerie flottante" interceptée en mer Rouge", Le Marin, 12 avril 2013.

© Le Marin. Olivier Mélennec, “Une “armurerie flottante” interceptée en mer Rouge”, Le Marin, 12 avril 2013.

 

Le rétrécissement des marines de guerre en raison du choix de la projection (échanger des forces contre du temps de présence) 1 est contrebalancé par un accroissement de la conflictualité maritime inter-étatique et infra-étatique. La piraterie est l’une de ces menaces infra-étatiques qui perturbent les échanges internationaux (réalisés à 90% par voies maritimes 2). La diplomatie navale 3 voit les marines de guerre s’investir dans des opérations ne relevant pas de la guerre et de la puissance navale, au profit de reconfigurations politiques violentes. « Les déploiements de « gestion du chaos » actuellement observés ont une fonction de substitution au combat. L’affrontement et les rivalités, dans de telles conditions, n’ont fondamentalement pas disparu mais ont muté dans leur forme. » 4

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Horizon Marine 2025 : triptyque pour la marine garde-côtière ?

L’Amiral Christophe Prazuck, Chef d’État-Major de la Marine nationale (CEMM) depuis le 12 juillet, après les cinq années de l’Amiral Rogel (12 septembre 2011 – 12 juillet 2016), s’exprimait pour son premier « grand oral » devant la représentation navale.

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© Marine nationale.

Une des premières choses à relever est son propos appuyé sur le besoin de la Marine nationale pour ses missions de sauvegarde maritime dites de l’ « Action de l’État en Mer ». Le CEMM semble révéler le cap qui guidera désormais la programmation vis-à-vis des futurs définitions et cibles pour les programmes BATSIMAR (BATiment de Surveillance et d’Intervention MARitime) et ceux visant à remplacer les frégates de deuxième rang (classes Floréal et La Fayette).

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