L’organisation d’une alliance

Notre dossier hivernal, consacré aux réflexions consécutives au coup de pied dans l’AUKUS a largement mentionné, ou au moins sous-entendu, les alliances. Il peut être intéressant de se pencher davantage sur ce qu’est une alliance entre pays, et principalement une alliance militaire, puisque l’aspect militaire semble être une des raisons d’être de l’AUKUS.

Selon le Larousse, l’alliance peut être une Union, accord intervenant entre des pays, des personnes, un Accord, union de choses de nature différente, ou encore l’Objet d’un traité consistant dans l’engagement d’entraide mutuelle de deux ou de plusieurs États et, par extension, nom de ce traité et, éventuellement, de l’institution qui en résulte. (Toutes les alliances ont officiellement un but défensif.) Du bric et du broc, en vous faisant grâce de la bague des époux et autres joyeusetés.

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Dans le cas qui nous intéresse, celui des alliances militaires, nous pouvons remarquer que deux définitions concernent vraiment notre sujet, celle du milieu étant un peu tirée par les cheveux. Quoique… Cela est fort bien, mais à part cultiver notre jardin, que pouvons-nous faire, munis de ces définitions ? Plein de choses, en fait, nous l’allons voir de ce pas.

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Stratégie & confinement : les organisations confinées

L’épidémie de coronavirus a eu d’importantes répercussions sur notre monde. La production, les relations interpersonnelles, la confiance dans les gouvernements et la science ont été impactées. Elle aurait même, dit-on, tout modifié. Le management serait, d’ailleurs, entré dans une nouvelle ère

Est-ce bien sûr ?

N’y aurait-il pas, comme dans Astérix, un irréductible village gaulois qui continuerait, bien retranché, à mener la vie d’avant ?

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Telle est la question que nous pouvons nous poser à propos des organisations, qui semblent particulièrement bien résister à cette pandémie. Ou plutôt, la façon dont les représentants des organisations (partis politiques, administrations, entreprises, etc.) traversent la crise est impressionnante : ne varietur. Elle leur glisse dessus comme l’eau sur les plumes d’un canard…

Les Asiatiques ont testé, isolé, tracé et porté le masque très tôt ? C’était un particularisme asiatique nous fut-il suggéré. L’absence de réactivité de l’OMS et du système de santé français ont été critiqués ? Cette immutabilité prouvait en fait leur résilience.

Résilience, vraiment ? Regardons-y de plus près.

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Contact-tracing face au covid-19 : pas d’autres choix que l’audace (G-P Goldstein)

Nos amis de La Vigie (www.lettrevigie.com) ont déjà publié des textes de Guy-Philippe Goldstein sur le COVID 19 (ici et ici). Il revient  sur le sujet (ici) , en évoquant la question du traçage électronique, qui fait débat actuellement. Merci à LV de nous autoriser à reproduire ce texte intéressant et suscitant le débat. ER

Il y a cinq semaines déjà, le 11 mars dernier, nous publions déjà dans ces lignes les points clés d’une réponse inspirés des bons résultats alors déjà observables en Corée du Sud et à Taïwan, en compléments des gestes barrières et des premiers éléments de distanciation sociale déjà appliqués en France. Cette réponse mettait en avant (1) les tests ; mais au-delà, (2) le volet numérique, offrant une gamme large de solutions tant dans le repérage que dans le télétravail, qui n’existaient pas encore dans les plans épidémiques datant de plus d’une dizaine d’années ; et enfin (3) un tempo rapide, et donc audacieux, afin de prendre de vitesse une épidémie foudroyante.  Prise à la gorge parce que trop lente à réagir, la France a finalement appliquée des mesures sévères de confinement six jours plus tard, bien plus strictes et limitant les libertés individuelles que ce qui existe en Corée du Sud. L’objectif était de se donner du temps, justement. Et pour finalement mettre en place « une approche proche de la Corée du Sud », comme l’a dit Jean-François Delfraissy, le président du conseil scientifique[i].

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Or, d’après le gouvernement de Corée du Sud lui-même, une part importante de la réponse tient dans le volet numérique[ii], appliquée justement de manière rapide et audacieuse. Et pourtant, le volet numérique a été traité quasiment « à la sauvette », tant dans la déclaration du Président du lundi 13/4 que surtout dans l’intervention du Premier Ministre du 19/4, pourtant relativement détaillée et exhaustive. On sent bien qu’un cadre politique rigide est en train d’être défini tant par le sommet de l’exécutif que par les partis d’opposition, l’ensemble concourant au même groupthink idéologique incapable de se questionner alors qu’une crise sans précédent frappe l’Europe, et qui était déjà à l’origine du fiasco du premier tour des municipales. A cause de ce cadre, le volet numérique risque d’échouer en France  malgré tous les talents et bonnes volontés réelles qui s’y sont investis. Il faut donc comprendre (1) Pourquoi le numérique est l’un des piliers de la gestion de l’épidémie ; (2) pourquoi nombre de peurs et de réticences sont inappropriées ; (3) Comment avancer à la fois dans le respect de nos valeurs et dans le pragmatisme qu’impose l’extraordinaire situation sanitaire et économique actuelle.

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