5 ans d’Echoradar – La crise des cours du pétrole, 5 ans d’atermoiements économiques

Après quelques années d’euphorie des prix du pétrole à la fin de la décennie 2000 – le baril dépassant les 140 USD – les cours se sont brutalement effondrés en 2013-2014, provoquant une crise économique profonde dans un certain nombre de pays producteurs. Le passage – brutal – du baril de près de 100 à moins de 40 USD avec une stagnation longue des prix vers 45-60 USD, a mis en difficulté les producteurs bien sûr, mais aussi les grandes entreprises transnationales exploitant les hydrocarbures – majoritairement occidentales mais avec de plus en plus de grandes entreprises de pays émergents, au premier rang desquels la Chine – et, en bout de chaîne, les pays consommateurs, dépendants pour certains de leurs produits de la consommation des pays producteurs de pétrole.

 

A tout prendre ces cours bas n’ont été une aubaine pour personne, sauf quelques acteurs spécifiques, plutôt sur les marchés financiers d’ailleurs. Au-delà de ces impacts pour les uns et les autres, il importe de comprendre quelle mécanique a été à l’œuvre en ce domaine, tant du côté des producteurs que de celui des consommateurs.

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Iran : le levier nucléaire

Les scènes de liesse dans les rues de Téhéran défilant en boucle sur les chaines info faisaient écho, il y a peu, aux analyses des « spécialistes » s’esbaudissant sur les possibilités d’un « marché de 80 millions d’habitants » dont on entrevoit déjà l’ouverture. Loin de moi l’idée de condamner l’exercice de l’analyse à chaud dans les médias – je m’y livre d’ailleurs de temps à autre – mais un tel accord sur le nucléaire nécessite de prendre un peu de hauteur puisqu’une grande partie des enjeux semble se situer ailleurs.

(Source)

L’Iran est une puissance importante du Golfe persique, avec ou sans nucléaire, et remettre dans le jeu international « ouvert » un tel mastodonte n’est pas sans conséquences dans de nombreux secteurs. Continuer la lecture

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Du prochain accord nucléaire avec l’Iran

L’incroyable visite du président Netanyahou à Washington l’autre jour, venu parler au Congrès sans en référer au président américain, a marqué les esprits. Son objectif était double : d’une part, à l’intérieur, influencer la campagne électorale en cours : les sondages n’augurent pas de la réussite du projet. D’autre part, dénoncer le programme iranien de recherche nucléaire et empêcher la signature d’un accord entre la communauté internationale et Téhéran. Là, pour le coup, il a largement échoué. Non seulement parce qu’il a répété sans convaincre ce qu’il répète depuis 1996 (« dans six mois, l’Iran a la bombe ») mais surtout parce qu’il incite Washington à signer, coûte que coûte.

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En effet, la lettre envoyée par les sénateurs républicains à l’Iran, expliquant qu’ils ne reconnaitraient pas un accord si le prochain président était américain, poussent tous les acteurs à lever leurs dernières réticences.

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