Armes miraculeuses, armes de rupture ? Les micro-ondes de forte puissance en action ?

Neutraliser à distance de manière non létale, indétectable, instantanée et invisible ! Cela reste un mythe de la guerre postindustrielle. L’usage des ondes électromagnétiques dans le combat a déjà plus d’un siècle. Ces procédés sont communément et principalement rattachés à la guerre électronique. Parmi eux, les micro-ondes de forte puissance ou MFP sont apparues comme un moyen de détruire l’électronique adverse à défaut de pouvoir tuer -au moins directement – les êtres humains. Présentées parfois comme une arme absolue face à l’introduction de l’électronique et du numérique dans les systèmes d’armes, l’arme électromagnétique est restée dans les labos. Elle a peu fréquenté les champs de bataille ! Retour sur un « miracle » et une « rupture » qui n’ont jamais eu lieu… du moins jusqu’à maintenant !

Champ

MFP de quoi s’agit-il ?

Les armes électromagnétiques sont très diverses. On peut d’abord citer les brouilleurs dont le but est de perturber la réception d’émissions électromagnétiques. Ils permettent de faire du brouillage offensif ou contribuer à la lutte contre les engins explosifs improvisés. Ces brouilleurs utilisés depuis plus d’un siècle ne sont pas des armes de rupture mais bien du champ de bataille, parmi bien d’autres. Ils sont généralement utilisées en appui de la manœuvre interarmes ou interarmées.

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@WAR : cyber et guerre électronique au combat !

Dans @WAR, Shane Harris nous offre une vue d’ensemble de la guerre sur les réseaux et pas seulement Internet. Etayé par de nombreux exemples, son ouvrage relate avec talent l’histoire de ce qu’il considère comme la première cyberguerre et nombre de développements. Retour sur la guerre d’Irak et autres attaques majeures.

@war

Un récit détaillé et passionnant

Shane Harris décrit assez précisément des opérations combinées de cyber, de guerre et de SIGINT (signal intelligence) durant la guerre en Irak en 2003. Il insiste sur les échecs du renseignement humain et en particulier son incapacité initiale à prendre en compte les menaces – qualifiées d’asymétriques – du champ de bataille de l’époque (terrorisme, crime organisé, subversion). Les forces américaines parviennent à combiner l’agilité tactique des unités de guerre électronique déployées avec le soutien technique de la NSA, en particulier grâce à une mise à disposition de bases de données exploitables. Cet appui de la NSA est présenté comme allant jusqu’au au hacking des systèmes de communication dont les insurgés se servaient pour préparer et conduire leurs attaques (spyware, infiltration de forums, etc.). Au final, le général Petraeus considère que la capacité cyber et électronique a été déterminante dans le succès du Surge de 2007 qui a permis aux Etats-Unis de réduire leur présence en Irak puis de retirer leur force « combattante ».

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