Elon Musk : diffuseur d’air, d’espace et de publicité mensongère

Lors d’une spectaculaire keynote au Congrès Astronautique d’Adélaïde (Australie), le sémillant Elon Musk a présenté ses projets spatiaux : une base sur la Lune, un vol habité vers Mars en 2024, la production imminente de sa nouvelle fusée Big Falcon Rocket destinée au transport Terre-Lune/Mars… et au vol commercial à très grande vitesse autour de notre planète bleue. 

Selon le patron de SpaceX, la Big F…g Rocket (BFR) reliera les métropoles mondiales en moins d’une heure et transportera une centaine de passagers, pour le même prix qu’un vol en classe économique.

Qui n’a pas rêvé d’un vol suborbital Paris-New York ou Shangaï-Londres en 30 minutes plutôt que d’un voyage de 8-10 heures à bord d’un ennuyeux Airbus/Boeing ? Désormais, ce fantasme n’est plus réservé à l’huile de Wall Street devant assister à son conseil d’administration au-delà des mers, ni à la richissime bimbo pressée de chiner outre-Atlantique avec ses copines de trente ans…

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Pour une culture spatiale mondiale, démocratique et stratégique

Toute culture est constituée de référentiels. Il existe des cultures traditionnelles souvent implantées dans des lieux géographiques, pratiques pour le développement des sociétés, et mythiques, car un signe ou un événement désigne ce lieu comme étant propice à l’installation des sociétés. Il existe également des sociétés artificielles qui se constituent pour répondre à des besoins le plus souvent économiques et scientifiques comme les plateformes pétrolières, les sous-marins, les environnements hyper-informatisés et les vols habités.

Quelle que soit la nature de ces sociétés, il est nécessaire d’appliquer des principes d’observation qui induisent  à la fois un devoir d’objectivité (on regarde, on enregistre, mais on ne juge pas et on ne transfert pas nos propres référentiels culturels sur l’Autre) et un devoir d’exhaustivité (il ne faut négliger aucun détail). Le plus souvent, le travail d’observation nécessite que l’on se déplace sur le terrain lorsque cela est possible et que l’on partage la vie et les mœurs des populations que l’on analyse. Continue Reading

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L’Echo du mois avec Philippe Perrin – De l’espace à l’avion du futur

Philippe Perrin est diplômé de l’Ecole Polytechnique. En 1985, il rejoint l’Armée de l’Air où il devient successivement pilote de reconnaissance sur Mirage F1-CR, pilote d’essais, chef des opérations de l’escadron de chasse 01/002 Cigognes à Dijon, sur Mirage 2000 et enfin, pilote de marque 2000-5 au Centre d’essais en vol. Sélectionné comme candidat spationaute en 1990, il suit à la Cité des Etoiles (CPK), un stage d’initiation au système spatial russe (Soyouz-TM, station MIR et activités extravéhiculaires). Envoyé en août 1996 à Houston, il obtient sa qualification d’astronaute spécialiste de mission. Responsable de l’amélioration de certains systèmes à bord de la navette américaine, Philippe Perrin est ensuite affecté à la mission STS-111 sur la navette Endeavour du 5 au 19 juin 2002 et à bord de l’ISS depuis laquelle il effectue trois sorties extravéhiculaires. Depuis 2006, Philippe Perrin est pilote d’essais chez Airbus, où il participe à tous les développements des appareils récents, en intervenant notamment en tant qu’expert « Systèmes Commandes de vol. »

Photo de Philippe Perrin

Pilote d’essais chez Airbus depuis 2004, envisagez-vous un jour le transport aérien commercial sans pilotes ?

Avec le temps, on peut tout imaginer, et généralement d’ailleurs, se tromper sur à peu près tout. Ce que je sais assurément en tant que pilote d’essais c’est que même si beaucoup trop d’accidents sont aujourd’hui causés par des membres d’équipages, un nombre incalculable d’accidents est chaque jour évité grâce à ces mêmes équipages. Comment apprendre à un avion à éviter des oiseaux au décollage ? Comment apprendre à un avion à se poser sur l’Hudson River après avoir avalé dans ces moteurs ces mêmes oiseaux ? Comment piloter un avion quand les automatismes sont en panne ? En automatique, tout problème a une solution, mais également un coût, et il me semble que pour très longtemps encore il sera moins cher de laisser un pilote dans l’avion ; considération financière à laquelle il faut rajouter la défiance des passagers laissés aux bons soins du seul pilote automatique ou, en cas de reprise des commandes depuis le sol, la gestion des risques terroristes à distance.

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Starship troopers : une vision 2.0 de l’avenir ?

Starship troopers a été un bide relatif au niveau commercial. Il faut bien le reconnaître. Est-ce bien mérité ? Certainement pas si l’on regarde cette dystopie comme un miroir des défauts de notre temps, qui nous pointe le risque de la dégénérescence des démocraties en empire totalitaire. Une fois compris les malaises palpables à la vue de ce film quelque peu subversif – à moins de ne vouloir voir qu’un très bon film d’action (très mauvais pour ses suites), ce récit reste savoureux.19

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« Houston, we’ve got a problem »…So, hack !*

5 février 1971, orbite lunaire.
Alors qu’il vient de se séparer du Module de Commandement qui va rester attendre en orbite le module de remontée, Antares, le Module Lunaire (ML) d’Apollo 14, va pouvoir débuter sa descente en direction du cratère Fra Mauro. Apollo 13, la mission précédente qui faillit se terminer en tragédie, est encore dans l’esprit des milliers d’ingénieurs participant à ce « grand pas pour l’Humanité ». Pourtant, Apollo 14 va connaître une panne et un dysfonctionnement majeur en début puis en cours de descente.
Image illustrative de l'article Apollo 14

L’équipage d’Apollo 14

Pour le dysfonctionnement, un contournement logiciel assimilable à une forme de piratage informatique permettra la réussite de cette mission. Retour sur un événement oublié de la conquête spatiale où l’ingéniosité et cette fameuse part de chance permirent un succès indéniable.

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L’Echo du mois avec Jean-François Clervoy – Pour une continuité de l’espèce humaine

L’Écho du mois permet d’échanger, au travers d’une interview,  avec des personnalités dont l’action s’inscrit dans les thèmes relatifs à la stratégie, à ses diverses variantes, à ses évolutions technologiques et à leur influence sur celle-ci.

Jean-François Clervoy prêt pour la rentrée - EchoRadar 2015

Faisant suite au premier Écho du mois que nous vous avions proposé avec le docteur Isabelle Tisserand [1] en septembre 2014 dans le cadre de l’ouvrage collectif « Sécurité alternative », le spationaute Jean-François Clervoy [2] nous a fait l’amitié de se prêter au jeu d’un nouvel entretien passionnant.

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Mythes et réalités du voyage interstellaire

L’exploration du système solaire sera certainement une aventure à la fois humaine et robotique. Au-delà, commence un bond dans l’inconnu qui suscite de sérieux doutes sur nos capacités technologiques et nos projections existentielles à très long terme.

starfinder

Pourquoi rêver de voyages vers l’infini, Capitaine Kirk ?

Parce que la curiosité et le goût de l’aventure sont au coeur de la nature humaine et ont étroitement contribué à notre aventure terrestre depuis Homo Erectus. Les incessantes découvertes de systèmes extra-solaires – plus de 30 000 dans un rayon de 1000 années-lumière, selon les projections initiales (1) – ne feront qu’attiser notre convoitise.

Toutefois, un « Star Trek du pauvre » restera longtemps confiné à la science-fiction car le voyage interstellaire appelle quelques prérequis que nous analyserons en nous inspirant de maintes réalités historiques, scientifiques et technologiques.

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L’Echo du mois : De la sécurité alternative. Par Isabelle Tisserand

L’Echo du mois permet d’échanger, au travers d’une interview,  avec des personnalités dont l’action s’inscrit dans les thèmes relatifs à la stratégie, à ses diverses variantes, à ses évolutions technologiques et à leur influence sur celle-ci.

Dans la continuité de l’article que Si vis pacem a publié en juin, quelques semaines après la sortie de l’ouvrage collectif « Sécurité alternative » d’Isabelle Tisserand [1], cette dernière nous a fait l’amitié d’inaugurer « l’Écho du mois ». Une interview riche et qui met en lumière l’évolution actuelle et en devenir de la sphère nationale « sécurité et défense ».

isabelle_tisserand

Quelles sont les raisons qui vous ont amenées à réaliser l’ouvrage [2] collectif « Sécurité alternative » un projet long, complexe et original ?

Un ressenti très fort du cloisonnement des métiers de la sécurité au sens large. On dit souvent que l’on ne sait pas travailler dans la transversalité, que l’interdisciplinarité et le mélange des générations est impossible alors que notre monde est opaque et qu’il a besoin de tous les types d’intelligences. Ces débats primaires ne font que nous rappeler notre lenteur. Pire : le manque de capacités d’adaptation de l’espèce humaine aux évolutions est anthropologiquement insupportable car il signifie sa disparition, à plus ou moins long terme. En outre, le meurtre généralisé de la confiance m’a conduite a lancé un défi d’engagement des uns envers les autres. C’est cette confiance avérée qui constitue toute la force de notre livre. C’est un collectif de personnalités liées à jamais, un filet de sécurité en soi. Nos métiers n’ont jamais été aussi sollicités qu’actuellement avec, à la clé, une très douloureuse remise en question. La sécurité est devenue un sujet culturel mondial obsessionnel. Allons-nous continuer – jusqu’à en mourir – à mettre sous contrainte de sécurité les dispositifs de vie des organisations humaines ou bien allons-nous enfin dégager les bénéfices d’organisations humaines matures sécurisées pour vivre en expansion, découvrir de nouveaux territoires, continuer à explorer ?

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