Ballade de l’éthique du temps jadis

François Villon (1431 – 1463) composa, il y a de cela quelques années, la Ballade des dames du temps jadis, célèbre pour son refrain “Mais où sont les neiges d’antan ?”. Les événements actuels incitent à penser que l’éthique, dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles, est une des dames du temps jadis. Elle fut vive, elle est morte (et le diable l’emporte, pourrait-on ajouter tant est faible le nombre de ceux qui veulent la conserver en vie).

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Deux affaires ô combien emblématiques illustrent ce lent départ, progressif mais inexorable de l’éthique de notre société.

Facebook tout d’abord où l’on a récemment appris qu’une nouvelle fuite de données avait eu lieu alors que Zuck en personne s’était excusé et avait juré la mains sur le cœur que cela n’arriverait plus jamais, et Renault ensuite, où le samouraï n’en finit plus de chuter.

Quel rapport avec un éventuel faire-part de décès de l’éthique ?

Nous l’allons voir.

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Génération numérique et gestion de l’espace de travail

Au gré de mes expériences professionnelles et mes observations, j’ai été amené à relever combien certaines directions d’entreprises peinaient à comprendre les générations du numérique. Allant parfois jusqu’à les brider ou les faire fuir à plus ou moins longue échéance.

 

Les millenials, ou génération Y, voire par effet de glissement temporel génération Z, sont très convoités par les sociétés pour leur enthousiasme, leurs compétences, leurs aptitudes et leur audace.

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L’Echo du mois avec Sébastien Stenger – les méthodes de management des cabinets d’audit et de conseil

L’Écho du mois permet d’échanger, au travers d’une interview,  avec des personnalités dont l’action s’inscrit dans les thèmes relatifs à la stratégie, à ses diverses variantes, à ses évolutions technologiques et à leur influence sur celle-ci.

Sébastien Stenger, titulaire d’un doctorat d’HEC Paris, est enseignant chercheur dans une école de commerce à Paris (ISG) et à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et professeur visitant à l’ESSEC. Sa thèse de sociologie du travail porte sur les méthodes de management des cabinets d’audit et de conseil dits « Big Four ».

Sébastien, vous êtes depuis cet été docteur en sociologie, pouvez- vous nous présenter de façon synthétique votre thèse?

J’ai travaillé sur les grands cabinets d’audit et de conseil appelés « Big Four » (EY, PricewaterhouseCoopers, Deloitte et KPMG). Ces cabinets ont une implantation internationale et sont très influents dans le monde économique via leur activité de conseil et via le remplacement de leurs anciens salariés à des postes de direction chez leurs clients. Leur dispositif de développement du personnel appelé « system up or out » et permettant de sélectionner les meilleurs salariés m’a particulièrement intéressé. En quoi consiste-t-il ? Chaque année une nouvelle promotion de « collaborateurs » tous juste diplômés est recruté au premier grade : ils doivent gravir les échelons chaque année ou à défaut à quitter le cabinet (« up or out »). Au terme de ce parcours d’apprentissage 2 à 3% des auditeurs peuvent devenir associés propriétaires d’une partie du capital de l’entreprise.

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