Un russe nommé Poutine d’Héléna Perroud

Le 17 avril 2018, le Président français Emmanuel Macron s’exprimait devant le Parlement Européen et mettait en garde l’hémicycle devant le défi autoritaire que posaient Erdogan et Poutine à l’Europe. Ce discours faisait notamment suite à une série de frappes aériennes en Syrie pour punir le régime de Bachar El Assad d’une supposée attaque chimique dans le quartier de La Ghouta tenu par les djihadistes.

 

Cette allocution démontrait que Poutine reste un repoussoir pour les représentants des démocraties occidentales, d’autant que sa réelection le 18 mars 2018 a laissé entrevoir une prolongation de son action politique pour six ans supplémentaires.

C’est à point nommé qu’arrive la publication d’Héléna Perroud, Un russe nommé Poutine, celle-ci souhaitant initialement répondre à ses interlocuteurs : « Qui est Poutine ? Est-ce que les russes l’apprécient réellement ? ». Cette collaboratrice de Jacques Chirac alors Président de la République et ancienne directrice de l’Institut Français de Saint-Pétersbourg s’emploie à travers 320 pages à répondre à ces questions gigognes.

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Processus de paix pour la Syrie: chronique d’un échec annoncé

Alep sous le feu.

La crise qui a vu l’Arabie Saoudite rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran le 3 janvier 2016 ne devait pas, selon Riyad, « compromettre les efforts de paix » pour la Syrie, censés s’exprimer à travers le « processus de Vienne » à l’occasion, notamment, d’un sommet devant se tenir à Genève début 2016. On le croit sans peine aujourd’hui encore, car les chances d’une issue favorable à ce processus semblaient d’ores et déjà pratiquement nulles avant même le dernier coup de sang diplomatique en date entre les deux principales puissances rivales de la région. D’ailleurs, les diverses pressions de dernière minute, dont certains craignent qu’elles fassent capoter le processus, ne crèveront sans doute guère qu’un pneu d’ores et déjà bien à plat. Voyons quels maux affectent les « processus de paix » qui, jusqu’à aujourd’hui, Continue Reading

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Iran : le levier nucléaire

Les scènes de liesse dans les rues de Téhéran défilant en boucle sur les chaines info faisaient écho, il y a peu, aux analyses des « spécialistes » s’esbaudissant sur les possibilités d’un « marché de 80 millions d’habitants » dont on entrevoit déjà l’ouverture. Loin de moi l’idée de condamner l’exercice de l’analyse à chaud dans les médias – je m’y livre d’ailleurs de temps à autre – mais un tel accord sur le nucléaire nécessite de prendre un peu de hauteur puisqu’une grande partie des enjeux semble se situer ailleurs.

(Source)

L’Iran est une puissance importante du Golfe persique, avec ou sans nucléaire, et remettre dans le jeu international « ouvert » un tel mastodonte n’est pas sans conséquences dans de nombreux secteurs. Continue Reading

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Du prochain accord nucléaire avec l’Iran

L’incroyable visite du président Netanyahou à Washington l’autre jour, venu parler au Congrès sans en référer au président américain, a marqué les esprits. Son objectif était double : d’une part, à l’intérieur, influencer la campagne électorale en cours : les sondages n’augurent pas de la réussite du projet. D’autre part, dénoncer le programme iranien de recherche nucléaire et empêcher la signature d’un accord entre la communauté internationale et Téhéran. Là, pour le coup, il a largement échoué. Non seulement parce qu’il a répété sans convaincre ce qu’il répète depuis 1996 (« dans six mois, l’Iran a la bombe ») mais surtout parce qu’il incite Washington à signer, coûte que coûte.

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En effet, la lettre envoyée par les sénateurs républicains à l’Iran, expliquant qu’ils ne reconnaitraient pas un accord si le prochain président était américain, poussent tous les acteurs à lever leurs dernières réticences.

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