Pourquoi la ruée vers le véhicule électrique doit-elle être tempérée?

L’avènement du retour en grâce des véhicules électriques est un fait marquant des années 2010, un chapitre spécifique y fut par consequent consacré dans mon ouvrage sur les Automobiles 3.0, intitulé Volta au secours du monde automobile mais pas l’inverse. Le propos premier fut de dresser un panorama de la situation en 2016 concomitamment au scandale du Dieselgate dont la particularité fut d’accélérer l’entrain pour le véhicule électrique.

Deux ans plus tard, l’élan ne faiblit pas, tendant même à gagner en ampleur alors que l’édition 2017 du salon de l’automobile de Francfort (alternant avec celui de Paris) fut consacrée à l’électromobilité et que le constructeur suédois Volvo declara quelques semaines auparavant être prêt à délaisser toute motorisation thermique pour ses modèles à l’horizon 2019 tandis que la majorité des autres constructeurs prévoient l’électrification de leur gamme dans les années 2020 comme Porsche avec le lancement de la future berline Taycan.

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Conserver et innover, l’impossible paradigme ?

Envisager le lien entre environnement et stratégie, c’est, dans le contexte actuel, penser la manière dont celui-ci peut et doit être préservé. Les différents rapports du GIEC et d’autres entités intergouvernementales, mettent en avant depuis de nombreuses années l’urgence, sans cesse plus importante, à prendre en compte l’accélération des changements climatiques ainsi que leurs effets sur la planète. Depuis de nombreuses années, la Conférence-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), responsable des négociations annuelles sur le climat au niveau gouvernemental, a mis en avant deux orientations majeures pour lutter contre ces changements et leurs effets. D’une part l’adaptation, à savoir la manière dont les sociétés peuvent évoluer pour appréhender des environnements en pleine mutation et, d’autre part, la mitigation, comprenant l’ensemble des technologies et des éléments pouvant contribuer à amoindrir – et dans une vision utopique à annuler – les effets des changements. Ces deux orientations et la manière dont elles sont formulées ont tendance à regarder les solutions suivant un prisme technologique, fortement schumpétérien. Il s’agit ici de penser comment l’innovation peut venir au secours des sociétés confrontées aux changements. D’où les fonds et dotations qui se multiplient, au niveau global comme régional ; il suffit de jeter un œil aux appels à projets européens H2020 pour s’en convaincre.

 

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Dossier Noël 2018 : Environnement et stratégie

En fin d’année, l’environnement est toujours à la mode. Les conférences des Etats qui sont signataires de la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) – aussi connues sous leur abréviation de COP – se succèdent chaque décembre avec le constat sans cesse renouvelé de l’urgence à agir pour la planète. Alors que la COP21 avait fixé un objectif de limitation de la hausse des températures à la surface de la planète de 1,5°C d’ici la fin du siècle, les trajectoires actuelles, selon le GIEC, nous amènent plus vers des hausses comprises entre 3 et 5°C que vers les 1,5°C espérés ou les 2°C raisonnablement souhaités.

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L’avenir du spatial européen s’est il assombri ?

A quelques jours de la remise en France, d’un rapport sur la stratégie spatiale qui mettra à n’en pas douter l’Europe aux cœur de ses ambitions, l’ambiance n’est pas à la fête. Préparant une Ariane 6 dont la compétitivité sonne comme leitmotiv assourdissant, Ariane Group va devoir se séparer de 2300 personnes.
Mais point de défaitisme, Ariane Group va devoir se réformer en profondeur, et d’autres acteurs stratégiques, comme Dassault Aviation pourraient venir en renfort du spatial européen.

Ci-dessus – vue d’artiste du lanceur Ariane 6-4
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Mi-novembre, Ariane groupe annonçait à la surprise générale la suppression de 2300 postes d’ici à 2023. A la surprise générale, car il est en effet bien rare de voir le secteur aérospatial perdre des emplois. Et pourtant… on parle bien de 25% des effectifs.
La raison invoquée est la fin du développement du lanceur Ariane 6, qui entre en production pour une commercialisation à partir de 2020, soit moins de deux ans. L’autre raison, moins mise en avant, c’est bien sûr le plan de compétitivité visant à réduire de façon drastique le coût de lancement. Car pour avoir une chance de faire face à la concurrence, il s’agit de diviser par deux les frais de lancement d’Ariane 6 par rapport à sa grande sœur Ariane 5, coût qui passe ainsi à 65 millions d’euros.

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Quid des programmes “New Generation” de l’US Navy ?

L’US Navy devait se renouveler par un ensemble de programme, dont une grande partie héritée de la Revolution in Military Affairs, franchissant nombre de ruptures conceptuelles et technologiques. La célérité de la diffusion de l’information devait se traduire par une célérité cinétique des plateformes et munitions. Reste que les « frictions » et contradictions de ces programmes révèlent une situation contrastée et offrent un panorama riche de plusieurs choix dans la stratégie génétique des forces. En s’extrayant des questions techniques et technologiques, il conviendra aussi de questionner quelques « refus de saut » de la marine américaine dans la plus pure tradition de conservatisme naval de la flotte dominante afin de ne pas favoriser des ruptures qui rendraient obsolètes ses bâtiments d’un seul coup ou bien qui faciliterait la montée en puissance des adversaires.

© US Navy.

© US Navy.

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F-35 & Big Data : épée de Damoclès pour la France et l’Europe ?

Le couperet est tombé. Malgré les offres généreuses, industriellement parlant, des britanniques et des français (hors appel d’offres pour ces derniers), la Belgique a choisi comme nouvel avion de combat le JSF F-35 de Lockheed Martin. Bruxelles ferme ainsi la porte au FCAS européen, livrant un peu plus le continent au très « vorace » programme américain.

Illustrations – Lockheed Martin

 

Gouffre financier, impasse technologique, concept stratégique erroné… le programme « Joint Strike Fighter » essuie les plâtres. Il représente pourtant une certaine idée du futur du combat aérien. Si le développement et le déploiement désormais bien engagé du F-35 rencontreront encore de nombreuses difficultés, il s’agit pour nous, observateurs français, de ne pas adopter systématiquement la posture de « F-35 bashing », mais plutôt d’envisager la 5ème génération d’avions de combat avec les enjeux qu’elle crée, et en premier lieu ses incroyables capacités de fusion de données.

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Transports, identités, territoires

Cet ensemble triangulaire puise sa source dans une approche systémique des forces dynamiques animant la société contemporaine.

Les transports ont été depuis l’invention de la roue [1] un moyen de contrôle des territoires par l’État désirant exercer ses prérogatives sur ceux-ci. Les infrastructures ont été notamment développées afin de permettre certes la croissance du commerce mais aussi – et surtout – le déploiement rapide en tous axes de colonnes de soldats : cela était, est et restera la norme pour toute puissance entendant tenir son espace sous contrôle [2].

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Recension « Tension extrême » de Sylvain Forge

« Tension extrême » est un excellent polar français que j’ai pu dévorer d’une traite et dont les différentes péripéties mettent en scène avec un réalisme criant des cyber-menaces. Sans dévoiler l’intrigue, le roman commence par le décès quasi simultané de deux frères entrepreneurs porteurs d’un pacemaker et se poursuit par une enquête trépidante par la police de Nantes sur ces meurtres.

Le principal atout de ce roman, outre son dynamisme d’écriture, est de vulgariser les différentes composantes des risques du numérique, et de souligner les possibles conséquences dramatiques dans la vie quotidienne.

Bien évidemment romancé, ce polar demeure tout à fait crédible grâce à une documentation fouillée de l’auteur autant sur les aspects techniques des risques cyber que sur l’ensemble de l’écosystème cyber en France, notamment en faisant intervenir dans l’action littéraire les personnels de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour réparer le réseau de la police judiciaire (PJ).

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