L’organisation d’une alliance

Notre dossier hivernal, consacré aux réflexions consécutives au coup de pied dans l’AUKUS a largement mentionné, ou au moins sous-entendu, les alliances. Il peut être intéressant de se pencher davantage sur ce qu’est une alliance entre pays, et principalement une alliance militaire, puisque l’aspect militaire semble être une des raisons d’être de l’AUKUS.

Selon le Larousse, l’alliance peut être une Union, accord intervenant entre des pays, des personnes, un Accord, union de choses de nature différente, ou encore l’Objet d’un traité consistant dans l’engagement d’entraide mutuelle de deux ou de plusieurs États et, par extension, nom de ce traité et, éventuellement, de l’institution qui en résulte. (Toutes les alliances ont officiellement un but défensif.) Du bric et du broc, en vous faisant grâce de la bague des époux et autres joyeusetés.

Source

Dans le cas qui nous intéresse, celui des alliances militaires, nous pouvons remarquer que deux définitions concernent vraiment notre sujet, celle du milieu étant un peu tirée par les cheveux. Quoique… Cela est fort bien, mais à part cultiver notre jardin, que pouvons-nous faire, munis de ces définitions ? Plein de choses, en fait, nous l’allons voir de ce pas.

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La vie sans l’Australie

Avec la véritable baffe AUKUS, le segment de l’axe indopacifique prôné par la France vient de durablement se raccourcir. 

La mission Pégase de l’armée de l’Air en 2018, faisait de l’Australie un aboutissement – capture modifiée par l’auteur

 

La France est une Nation du Pacifique. D’autant plus qu’avec 1,7 millions de citoyens sur zone, dont les deux tiers autour de la mer de Chine (contre respectivement 270 et 280 000 habitants pour la Nouvelle Calédonie et la Polynésie), il est totalement justifié que celle-ci ambitionne d’y disposer d’outils politiques ou militaires à même de garantir sa souveraineté. Continuer la lecture

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Après le coup de pied AUKUS : quelques réflexions pour le long terme

L’élection présidentielle française de 2022 et la crise, principalement diplomatique et politique à l’annonce de l’alliance AUKUS, sont deux événements qui méritent d’être reliés à plus d’un titre. Pour en tirer pleinement les enseignements à moyen et surtout long terme et profiter de la future nouvelle mandature pour, osons le dire, se concentrer sur les priorités nationales en réallouant significativement nos moyens militaires comme diplomatiques. Cet article, sans être exhaustif, propose des pistes de réflexion pour permettre à la France de demeurer une puissance moyenne, capable de protéger efficacement ses intérêts fondamentaux et, par extension, de soutenir son développement et sa capacité à traverser les prochaines décennies en étant moins vulnérable à un adversaire, quel qu’il soit.

(Source)

Le nouveau Président de la République, qui sera élu au soir du 6 mai 2022, bénéficiera d’une pleine et entière légitimité pour poser un nouveau regard stratégique sur ce que sont nos intérêts fondamentaux et quelles sont nos réelles priorités face à l’arc de crise [1]. Continuer la lecture

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Le nickel de Nouvelle Calédonie : un métal très convoité

Le troisième et dernier référendum de la Nouvelle Calédonie le 13 décembre 2021 a été particulièrement suivi par la France en raison de son futur statut en tant que collectivité territoriale ou d’État indépendant. Cette votation fut cependant aussi scrutée de très près par plusieurs acteurs mondiaux, publics et privés.

Gisement du grand Sud – Prony Resources

Car l’archipel néo-calédonien attise l’attention de nombreux observateurs internationaux pour une double raison : la première est son positionnement géographique dans l’espace de l’Océan Pacifique Sud, où la montée en puissance de la Chine suscite une inquiétude renforcée chez les puissances régionales comme l’Australie et la Nouvelle Zélande, alliées des États-Unis (d’où l’annonce officielle de l’alliance militaire AUKUS le 15 septembre 2021) ; la seconde, celle qui nous intéresse le plus en la présente analyse, est sa richesse minéralogique, laquelle consiste en l’extraction de plusieurs ressources, dont la principale demeure, et de loin, le nickel.

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Quels intérêts français en Nouvelle-Calédonie ?

En 2021, la France s’est intéressée au Pacifique pour deux raisons : d’une part à cause du revirement australien sur le contrat de sous-marins, d’autre part à cause du troisième référendum d’indépendance en Nouvelle-Calédonie. Gageons que 2022 connaîtra moins d’intérêt pour la zone car usuellement, la métropole ne porte guère attention à ces régions éloignées.

Source

La Nouvelle Calédonie est éloignée de 16.000 km de la métropole, quasiment à son opposé géographique du globe (aux antipodes). Cette île de 18.000 km² se situe au nord-est de la grande île australienne. Elle appartient donc de fait au continent océanien, tout comme la Polynésie d’ailleurs. C’est d’ailleurs tout le problème… Continuer la lecture

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L’AUKUS : un regard depuis la Russie

Par Igor Delanoë

Directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe (Moscou)

Docteur en histoire

 

La création de l’AUKUS a pris par surprise experts et décideurs politico-militaires en Russie. Envisagée à travers le prisme de la confrontation avec la communauté euro-atlantique, cette alliance politico-militaire et industrielle revêt à court terme un caractère de dangerosité pour Moscou. A plus long terme, l’AUKUS pourrait toutefois bien se muer en menace pour la Russie sur son flanc Asie-pacifique. Il s’agit d’une région qui baigne l’Extrême-Orient russe, et dont Moscou a pu prétendre réinvestir la scène stratégique, sans que pour autant elle soit parvenue à y trouver sa place. En réalité, compte-tenu du niveau de tensions et des enjeux de la compétition sino-américaine qui y prend forme, le Kremlin semble préférer jouer en “deuxième ligne” tant il redoute les conséquences d’une crise dans laquelle il pourrait se retrouver entraîner. En tout état de cause, au-delà des défis que la Russie veut bien voir dans la formation de l’AUKUS, ce pacte pourrait cependant ouvrir des possibilités de coopération économique et militaro-industrielle entre Moscou et des pays de la zone Asie-Pacifique. Quant à la France, trahie par ses alliés, elle est jugée sévèrement et avec une certaine condescendance.

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QUEL DESTIN POUR L’AVION SPATIAL ?

Ma génération a probablement plus été imprégnée par le Tintin sur la Lune d’Hergé, époque série animée, que par Jules Vernes. Ma génération avait également tenu pour acquis le fait que le voyage des humains dans l’espace se ferait dorénavant grâce à ce magnifique appareil qu’était la Navette Spatiale. Aujourd’hui, alors que s’ouvre une seconde ère de conquête, l’avion spatial se cherche encore.

Ci-dessus : la navette Discovery apporte un module à l’ISS en 2011 – NASA

 

Avion spatial, « Space Plane », ou « Rocketplane ». Ces concepts reviennent régulièrement éveiller l’intérêt du passionné d’aérospatial. D’autant plus qu’avec la fin en 2011 du programme américain des Navettes, la formule n’a pas été renouvelée, malgré une intéressante variété de concepts. Continuer la lecture

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L’électrification des mobilités sera-t-elle un accélérateur de la désindustrialisation européenne ?

Encore très marginaux en termes de volume des ventes, les véhicules électriques (à batterie ou à hydrogène) s’insèrent tout doucement dans le paysage des mobilités européen grâce à des incitations fiscales fortes et des restrictions plus draconiennes pour leurs homologues thermiques. Les projets, les modèles et les marques se multiplient dans le secteur automobile et les annonces n’en finissent plus de dévoiler un avenir 100% électrique dans un horizon de plus en plus proche. Pour autant, cette électrification des mobilités accompagne une réalité industrielle qu’il est nécessaire d’appréhender sur un plan géopolitique en raison d’une véritable bascule effective depuis 2015 et qui a déjà commencé à produire des effets singuliers sur l’industrie du Vieux Continent.

Crédit illustration : Pexels.com

La lutte pour le marché de l’électromobilité est un déterminant du pivotement géopolitique qui a cours, penchant de plus en plus nettement vers le continent asiatique… Y. Harrel expose que l’électrification des mobilités, en dépit de réelles qualités, entraîne la disparition de tout un savoir-faire industriel européen tant par l’exclusion d’autres solutions technologiques que par l’absence d’approche systémique de cette transition imposée par les pouvoirs publics nationaux et européens.

Lire l’analyse complète sur Diploweb.com.

 

Cyberstratégie Est-Ouest

 

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