Conséquences minéralogiques du conflit Russie-Ukraine – Mineralogical consequences of the Russia-Ukraine conflict

Version française :

Dans le conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine, un aspect souvent minoré – lorsqu’il n’est pas occulté – doit être porté à la connaissance du plus grand nombre : l’impact minéralogique.

Ces ressources, qui peuvent être exploités directement ou indirectement sous forme métallique ou non métallique, sont une source d’inquiétude récurrente pour les États et les structures privées très dépendants de ses approvisionnements et la logistique afférente. Et ce qui se déroule entre la Russie et l’Ukraine doit faire comprendre aux Européens qu’ils sont éminemment fragiles sur ce sujet peu médiatique et pourtant hautement névralgique.

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Le nickel de Nouvelle Calédonie : un métal très convoité – Nickel from New Caledonia: a highly coveted metal

Français :

Le troisième et dernier référendum de la Nouvelle Calédonie le 13 décembre 2021 a été particulièrement suivi par la France en raison de son futur statut en tant que collectivité territoriale ou d’État indépendant. Cette votation fut cependant aussi scrutée de très près par plusieurs acteurs mondiaux, publics et privés.

Gisement du grand Sud – Prony Resources

Car l’archipel néo-calédonien attise l’attention de nombreux observateurs internationaux pour une double raison : la première est son positionnement géographique dans l’espace de l’Océan Pacifique Sud, où la montée en puissance de la Chine suscite une inquiétude renforcée chez les puissances régionales comme l’Australie et la Nouvelle Zélande, alliées des États-Unis (d’où l’annonce officielle de l’alliance militaire AUKUS le 15 septembre 2021) ; la seconde, celle qui nous intéresse le plus en la présente analyse, est sa richesse minéralogique, laquelle consiste en l’extraction de plusieurs ressources, dont la principale demeure, et de loin, le nickel.

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10 questions sur l’énergie à hydrogène

La question de l’hydrogène commence à poindre son nez dans le débat énergétique actuel.  Nous avons donc posé dix questions à Ludovic Leroy, ingénieur formateur dans le domaine de l’énergie. Mille mercis à lui de ses réponses très pédagogiques.

Echoradar

Source

  1. L’hydrogène est à la mode, certains la présentent comme l’énergie d’avenir. Aujourd’hui, comment l’obtient-on ? A partir du gaz naturel ?

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Russie – Arabie saoudite : le duel pétrolier et ses conséquences

Le désaccord profond constaté début mars entre l’Arabie saoudite et la Russie sur la fixation de nouveaux quotas de production pétroliers, dans le contexte d’un marché fortement déprimé par les effets du coronavirus, vire depuis quelques jours à la guerre des prix. Alors que le Royaume saoudien souhaitait anticiper la chute de la demande mondiale de brut causée par la crise du coronavirus en sabrant la production OPEP et hors OPEP de 1,7 million de barils/jour, la Russie estimait qu’il était prématuré de prendre une telle décision. L’impossibilité de trouver un accord entre les deux poids lourds pétroliers a conduit à Vienne la semaine dernière à l’éclatement de l’accord OPEP+, dont les mécanismes de limitation de la production de pétrole cesseront de fonctionner au 1er avril prochain. Pour comprendre le claquage de porte russe à Vienne, il convient aussi de rappeler que la Russie raisonne traditionnellement en termes de parts de marché et non en termes de prix. Aussi, certains pétroliers russes – au premier rang desquels Rosneft – ont accueilli avec hostilité l’accord OPEP+ lorsque celui-ci a été signé fin 2016, tandis que d’autres s’accommodaient mieux des règles du jeu introduites par ce deal (Lukoil). Rosneft, en la personne de son tumultueux président, Igor Setchin, n’a eu de cesse de faire du lobbying pour la mise au rebus du texte, en arguant qu’il s’agissait d’un « cadeau » fait aux producteurs de pétrole non-conventionnel américains.

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