Le conducteur de la voiture intelligente sera un passager navigateur

L’industrie automobile doit réinventer le tableau de bord et forger une expérience utilisateur dédiée à un conducteur qui ne prendra plus forcément le volant, n’appuiera plus sur les pédales et deviendra un passager et assistant de navigation à bord de sa voiture intelligente.

model-s-autopilot-3

En octobre 2015, Tesla Motors a intégré le mode Autopilot dans la mise à jour de son logiciel de conduite assistée. Maintien de la direction sur autoroute, respect des lignes blanches et de la distance de sécurité, changement de voie, alerte de collision latérale et manœuvre en créneau pour le stationnement figurent parmi les nouvelles possibilités du S Model et du X Model, toutes assorties de limites dépendant de l’état de route, de la vitesse, de l’angle de direction/braquage, de la météo, etc.

Continuer la lecture

Share/Partage

Quand la police maritime devient un service robotisé à la carte

Le Vigilant est à la fois un véhicule autonome de surface sans pilote (IUSV : Independent Unmanned Surface Vehicle) dédié aux missions de surveillance, d’escorte et d’assistance en mer… et une solution robotisée clés en main de police maritime. 

Zycraft_Vigilant_IUSV_1

Selon James Soon, PDG de la firme singapourienne Zycraft, l’IUSV ne nécessite guère de vaisseau-mère et opère 30 jours sans ravitaillement du fait de sa cargaison de 5,5 tonnes de carburant – soit 40% de sa masse – alimentant deux moteurs diesel Yanmar (d’une puissance totale de 973 chevaux / 706 Kw). Long de 16 mètres (soit 5 à 7 mètres de plus que les très populaires Zodiac) et large de 3,2 mètres en coupe au maître, le Vigilant peut transporter un équipage de 7 personnes (sur une une surface habitable de 18 mètres carrés) dans un rayon de 1500 miles nautiques à une vitesse de 12-25 nœuds. Ces performances sont essentiellement dues à sa structure en matériaux composites légers à base de nanotubes de carbone.  

Continuer la lecture

Share/Partage

Vivement une nano-banque à la sauce Uber ?

Avez-vous pensé à développer votre banque de dépôts dans un entrepôt sécurisé avec une batterie d’ordinateurs et de serveurs en compagnie de quelques collègues doués en finance et en informatique ? À l’ère du cloud, du Bitcoin et d’Uber, cette nano-banque ne relève ni de la science-fiction ni de l’hérésie, et n’est plus qu’une question de temps.

bank

Electrobank

À ce jour, notre conception de la banque demeure très industrielle et très commerciale, à l’image de l’établissement financier qui gère nos comptes bancaires avec ses subdivisions compartimentées (opérations courantes, épargne, entreprises, investissement), chacune plus ou moins interfacée aux autres via un système d’information ultra-complexe, cristallisant très souvent un mix indigeste de technologies (matérielles et logicielles) vieillissantes ou récentes, le tout assorti d’une montagne de licences, de certifications et de frais de gestion (en inflation chronique) nécessaires à l’exercice de ses activités… et hautement dissuasives pour les nouveaux entrants.

Continuer la lecture

Share/Partage

Le choc du présent selon Douglas Rushkoff

Selon l’auteur de Present Shock : When Everything Happens Now, la surinformation chronique enferme les gouvernements et les sociétés dans une obsession du présent, assombrit leurs visions globales et dégrade leurs projections à long terme. Ce constat peut paraître évident mais Douglas Rushkoff, essayiste cyberpunk et théoricien des médias, dépeint audacieusement une évolution inquiétante et propose des solutions qui valent largement un doigté glissant sur Android/iOS…

douglas_rushkoff

Present Shock est un clin d’oeil au cultissime Future Shock écrit par le futurologue Alvin Toffler en 1970. L’ouvrage a tout l’air d’un blog couché sur papier et sa densité thématique n’est pas nécessairement prometteuse pour le rédacteur d’une synopsis. Mettons tout de même le pied à l’étrier…

Continuer la lecture

Share/Partage

L’Écho du mois : Kenneth Sisseke, officier de police en Afrique du sud

Kenneth Sisseke est officier de police dans la banlieue de Johannesburg depuis une dizaine d’années et un fin observateur de l’évolution économique et sociale de l’Afrique du sud. La nation arc-en-ciel était secouée par des vagues d’attaques xénophobes lors de son entretien avec EchoRadar…

EchoRadar : Des attaques xénophobes avaient déjà eu lieu en 2000 et 2008, elles ciblaient essentiellement des ressortissants du Zimbabwé voisin. En 2015, elles ont connu une ampleur inédite notamment à Durban. Des Africains étrangers ont été tués, blessés, certains brûlés vifs, et leurs commerces ont été pillés ou incendiés. L’armée a été appelée en renfort et plusieurs pays africains ont rapatrié leurs ressortissants. Comment en est-on arrivé là ?

Kenneth Sisseke : Nous savions que des attaques d’une telle ampleur surviendraient un jour ou l’autre. Je pense qu’elles seront plus fréquentes dans les années à venir. Regardons ce qui se passe ailleurs pour mieux cerner ce qui cloche dans ce pays. J’ai marché dans des villes comme Accra, Naïrobi et Dar Es Salaam, et j’appréciais énormément cette omniprésence de petits et de grands commerces entourés d’échoppes, de vendeurs à la sauvette, de foules qui erraient avec joie ou étaient toujours en quête de quelque chose jusqu’aux heures tardives.

Continuer la lecture

Share/Partage

Armes miraculeuses, armes de rupture ? Le laser de combat de l’US Navy (2)

En décembre 2014, l’US Navy a présenté le LaWS, laser de combat embarqué redoutablement efficace contre les embarcations légères et les drones, qui préfigure probablement une rupture technologique, économique et tactique dans la conception et l’utilisation des armes à énergie dirigée.

USNavy_laser

Le Laser Weapon System est un laser rotatif de combat asservi à la tourelle d’acquisition et de poursuite de cibles initialement intégrée au Phalanx, fameux système de défense anti-missile rapprochée (CIWS : Close-In Weapon System) et embarqué sur de nombreux bâtiments de surface de l’US Navy. Ce système est contrôlé par un opérateur de tir grâce à une manette évoquant grandement celle d’une console de jeu Playstation / Xbox.

La combinaison du LaWS et d’un système de défense éprouvé compense remarquablement les difficultés de ciblage et d’impact inhérentes aux armes laser, brièvement évoquées dans le volet précédent. En effet, l’énergie cinétique d’un projectile (tiré par une arme à feu) et/ou le souffle de son explosion endommage sévèrement l’objet visé, pour peu que le ciblage soit suffisamment précis. Dans le cas d’un laser de combat au faisceau concentré, un ciblage ultra-précis est nécessaire pour neutraliser ou détruire l’objet visé. Ainsi, un laser ne fait guère “sauter” un bâtiment ou un véhicule mais pulvérise instantanément une tête humaine ou perfore le moteur d’une embarcation légère à plusieurs kilomètres de distance en épargnant les objets environnants.

Continuer la lecture

Share/Partage

Armes miraculeuses, armes de rupture ? Du mythe à la réalité des armes laser (1)

La technologie des armes repose essentiellement sur deux procédés : atteindre un objet avec un projectile (flèche, boulet, obus, balle, etc) ou le soumettre à une brutale émission d’énergie thermique (armes à énergie dirigée). À ce jour, les lasers de combat demeurent confinés à la R&D militaire, à des démonstrateurs et à la science-fiction. En quelques lignes sobres, nous comprendrons pourquoi le phaseur du Capitaine Kirk et les canons laser de Star Wars relèvent toujours d’un mythe…

lasergun_jdraws

1. La consommation énergétique

Toute arme à énergie dirigée (laser, faisceau de particules, micro-ondes) exige une grande quantité d’énergie et donc une volumineuse batterie qu’il faut remplacer ou recharger, à l’instar d’un stock de munitions classiques. Un seuil minimal de 100 Kw est nécessaire afin qu’un pistolet/fusil laser soit véritablement destructeur ou létal. En-deçà, il ne sera qu’un gros pointeur capable d’endommager irrémédiablement un oeil humain ou des systèmes opto-électroniques. Par ailleurs, le canon d’un pistolet/fusil laser produira et dégagera une très forte chaleur et devra intégrer une technologie supraconductrice ou un système de refroidissement également très énergivore.

En l’état actuel de la technologie, le fantassin au laser devra se déplacer avec une énorme batterie dans son dos, réduisant considérablement sa mobilité et augmentant drastiquement sa signature visuelle et thermique. Ses ennemis munis d’armes à feu s’en donneront à coeur joie…

Continuer la lecture

Share/Partage

Mythes et réalités du voyage interstellaire

L’exploration du système solaire sera certainement une aventure à la fois humaine et robotique. Au-delà, commence un bond dans l’inconnu qui suscite de sérieux doutes sur nos capacités technologiques et nos projections existentielles à très long terme.

starfinder

Pourquoi rêver de voyages vers l’infini, Capitaine Kirk ?

Parce que la curiosité et le goût de l’aventure sont au coeur de la nature humaine et ont étroitement contribué à notre aventure terrestre depuis Homo Erectus. Les incessantes découvertes de systèmes extra-solaires – plus de 30 000 dans un rayon de 1000 années-lumière, selon les projections initiales (1) – ne feront qu’attiser notre convoitise.

Toutefois, un « Star Trek du pauvre » restera longtemps confiné à la science-fiction car le voyage interstellaire appelle quelques prérequis que nous analyserons en nous inspirant de maintes réalités historiques, scientifiques et technologiques.

Continuer la lecture

Share/Partage