Le nickel de Nouvelle Calédonie : un métal très convoité – Nickel from New Caledonia: a highly coveted metal

Français :

Le troisième et dernier référendum de la Nouvelle Calédonie le 13 décembre 2021 a été particulièrement suivi par la France en raison de son futur statut en tant que collectivité territoriale ou d’État indépendant. Cette votation fut cependant aussi scrutée de très près par plusieurs acteurs mondiaux, publics et privés.

Gisement du grand Sud – Prony Resources

Car l’archipel néo-calédonien attise l’attention de nombreux observateurs internationaux pour une double raison : la première est son positionnement géographique dans l’espace de l’Océan Pacifique Sud, où la montée en puissance de la Chine suscite une inquiétude renforcée chez les puissances régionales comme l’Australie et la Nouvelle Zélande, alliées des États-Unis (d’où l’annonce officielle de l’alliance militaire AUKUS le 15 septembre 2021) ; la seconde, celle qui nous intéresse le plus en la présente analyse, est sa richesse minéralogique, laquelle consiste en l’extraction de plusieurs ressources, dont la principale demeure, et de loin, le nickel.

Or le nickel est précisément une ressource d’importance dans la transition énergétique que se sont fixés les signataires du protocole de Kyoto (1997) renforcé par l’accord de Paris sur le climat (2015) et à un niveau plus régional, au travers du Pacte Vert pour l’Europe (2019). Les électromobiles fonctionnant tant avec des batteries que celles disposant d’une pile à combustible (appelées aussi véhicule à hydrogène) réclament du nickel (Ni, numéro atomique 28) qui est un métal ferromagnétique (ayant la capacité à s’aimanter), bon conducteur de l’électricité et ductile (capacité à être travaillé sans perdre ses qualités physico-chimiques). Le nickel est employé de la sorte dans la cathode des batteries au format lithium-nickel cobalt-aluminium (NCA), produites principalement par l’électronicien nippon Panasonic et son partenaire industriel américain Tesla. Au total, ce sont près de 30 à 40 kilos de nickel qui se retrouvent dans nos véhicules électriques, une masse loin d’être négligeable sur la balance mais surtout bon indicateur du rôle conséquent de ce métal dans nos mobilités contemporaines. A fortiori lorsque l’on sait que le cobalt cède peu à peu du terrain dans son rôle au profit du nickel au fil de l’amélioration technologique. C’est l’exemple notoire de la poussée d’une génération de batteries nickel-manganèse-cobalt (NMC) qui utilise jusqu’à 80% de nickel pour 10% de cobalt et de 10% de manganèse pour un coût mieux maîtrisé, une masse allégée et une densité énergétique similaire à la concurrence du NCA.

Ces qualités ont aiguisé les appétits des principaux acteurs du secteur minier et industriel.

Cours du nickel – Décembre 2021

Tesla, l’emblématique et iconique constructeur d’électromobiles sis au Texas, est devenu très actif sur le marché des ressources minières, et l’approvisionnement en nickel a été l’une de ses préoccupations premières. La sécurisation logistique de cette ressource a été permise grâce à des accords avec le premier producteur mondial, à savoir l’Indonésie (les Philippines et la Russie ont été second et troisième producteurs respectivement en 2020). Toutefois, cette approche n’est pas exclusive d’une diversification de ses fournisseurs, dont… la Nouvelle Calédonie. C’est ce que révèle le directeur financier de Prony Resources en évoquant un contrat portant de cinq à sept ans (l’on devine une clause de tacite reconduction de deux ans) équivalant à ¼ de l’exportation de la compagnie minière. Le choix est d’autant plus justifié que la quatrième place de producteur mondial de la Nouvelle Calédonie a été fulgurante au regard de l’augmentation conséquente de ses capacités extractives : de 59 100 tonnes en 2015 à 200 000 tonnes en 2020.

La problématique minière est très sensible sur ce territoire du Pacifique Sud, en atteste les très récents troubles de Vale NC (filiale du groupe Brésilien éponyme) avec barrages et même arrêt de la production au sud de l’île principale et les menaces de retrait du groupe suisse Glencore dans le nord suite aux dysfonctionnements répétés dans cette usine politiquement stratégique (le site de Koniambo Nickel SAS est détenu à 51% par Sofinor, une société d’économie mixte de cette province septentrionale de l’île). Il faut dire que ce secteur emploie près du quart des emplois du secteur privé, d’où sa sensibilité économico-sociale.

Comme indiqué sur le graphique, le cours du nickel n’a cessé de progresser jusqu’à tutoyer les 21 130 $/tonne en novembre 2021 alors que le cours était descendu à 8 770$/tonne en juin 2017. Et il y a peu à parier, sauf découverte d’une nouvelle technique ou d’une nouvelle ressource disposant des mêmes qualités physicochimiques, que la demande en nickel puisse baisser drastiquement ces prochaines années. C’est ce corrobore les prévisions de l’Agence Internationale de l’Énergie qui envisage une croissance soutenue précisément par la transition énergétique dans ses scenarii pour 2030 et 2040. Ce qui n’en donne que plus d’attrait… et d’appétit pour les promoteurs-acteurs de cette transition lorgnant vers les gisements de Nouvelle Calédonie.

La donne minière se complique davantage lorsque l’on y intègre l’aspect géopolitique. Ainsi, si l’Indonésie est effectivement le premier producteur de nickel au monde, la Chine est pour sa part le premier pays capable de le traiter massivement à travers plusieurs fonderies dont le très actif conglomérat Zhejiang Huayou Cobalt (nickel et cobalt ont des propriétés physicochimiques très proches). Or, l’Empire du Milieu a grand besoin de matières premières pour alimenter toute son industrie sur les technologies de pointe, telles les batteries électriques mais pas uniquement (ce métal intervient massivement dans la composition de divers alliages dont le nichrome) : cette dépendance à la matière l’a orienté vers le démarchage et l’influence de territoires miniers de par le monde. Sa pugnacité est exemplaire : ainsi, lorsqu’un État producteur décide de bloquer des investissements étrangers ou une exportation de ressources minérales comme l’Indonésie (qui bloque toute exportation de nickel depuis janvier 2020 afin de réorienter l’exploitation vers une industrie de transformation domestique), ladite décision déclencha l’ire des instances de l’Union européenne mais ne dissuada pas la firme chinoise Tsingshan d’investir localement dans une usine de traitement.

Si l’on se fie à l’approche systémique des autorités chinoises accompagnant ou accompagnées par ses puissantes firmes, la Nouvelle Calédonie est une opportunité toute indiquée pour y investir financièrement et structurellement comme cela s’est déjà vu dans les îles Salomon et Vanuatu ou encore dans l’archipel de Papouasie-Nouvelle Guinée. La Chine est dans sa logique de puissance commerciale et militaire décomplexée depuis l’ère Xi Jinping : elle pousse ses pions là où les forces régionales reculent ou cèdent. Que ce soient les ressources minières ou le port en eaux profondes de Nouméa, l’attrait de l’archipel est patent, d’autant qu’il viendrait compléter très utilement le «collier de perles» face à l’Australie et la Nouvelle Zélande, adversaires déclarés des ambitions du géant asiatique dans la région. Du reste, l’Australie n’a jamais fait l’impasse quant à son intérêt pour l’archipel, voyant d’un œil très intéressé grossir le mouvement indépendantiste et désireuse en tant que 5ème producteur au monde de nickel d’accroître substantiellement ses capacités de production par un « partenariat » ciblé. Quant à la Nouvelle Zélande, l’épisode du Rainbow Warrior en 1985 a durablement terni les relations entre la France et cet État du Pacifique Sud malgré des excuses officielles et une indemnisation financière pour violation de la souveraineté nationale de l’État austral.

Comme le résume Antoine-Louis de Prémonville dans une analyse parue au sein de la Revue Conflits, la Nouvelle Calédonie demeure une exception française dans une zone de double influence anglo-saxonne et chinoise, ce qui lui offre une singularité spécifique au sein d’un Grand Jeu géopolitique en pleine zone Pacifique où l’attrait minéralogique est devenu tout aussi crucial que l’attrait géographique.

Demande mondiale de nickel pour les années 2030 et 2040 – AIE

 

 

Références bibliographiques :

– Caroline Baudry, Nouvelle-Calédonie : pourquoi le nickel est l’un des enjeux principaux du référendum, Europe 1, 9 décembre 2021, lien : https://www.europe1.fr/economie/referendum-en-nouvelle-caledonie-quelles-consequences-pour-lextraction-de-nickel-4081541
– ResearchInterfaces, What do we know about next-generation NMC 811 cathode?, 27th february 2018, link : https://researchinterfaces.com/know-next-generation-nmc-811-cathode
– International Energy Agency, Total nickel demand by sector and scenario 2020-2040, 5th may 2021, link : https://www.iea.org/data-and-statistics/charts/total-nickel-demand-by-sector-and-scenario-2020-2040
– P. RR, La filière du nickel, l’autre enjeu économique de l’indépendance pour l’archipel, Le Monde, 11 décembre 2021
Jonathan Pryke, The risks of China’s ambitions in the South Pacific, 20th july 2020, link : https://www.brookings.edu/articles/the-risks-of-chinas-ambitions-in-the-south-pacific
– Antoine-Louis de Prémonville, La Nouvelle-Calédonie, un atout stratégique méconnu dans le Pacifique, 13 décembre 2021, Revue Conflits, lien : https://www.revueconflits.com/la-nouvelle-caledonie-un-atout-strategique-meconnu-dans-le-pacifique
– Direction de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie de la Nouvelle Calédonie (Dimenc), Le secteur minier, lien : https://dimenc.gouv.nc/mines-et-carrieres/le-secteur-minier

 

English :

Nickel from New Caledonia: a highly coveted metal

The third and last referendum of New Caledonia on December 13, 2021 was particularly followed by France because of its future status as a territorial collectivity or an independent state. However, this vote was also scrutinized very closely by several global players, public and private.

Because the New Caledonian archipelago attracts the attention of many international observers for a double reason: the first is its geographical position in the space of the South Pacific Ocean, where the rise of China arouses increased concern among regional powers like Australia and New Zealand, allies of the United States (hence the official announcement of the AUKUS military alliance on September 15, 2021); the second, the one that interests us the most in this analysis, is its mineralogical richness, which consists of the extraction of several resources, the main one being, by far, nickel.

However, nickel is precisely an important resource in the energy transition that the signatories of the Kyoto Protocol (1997) have set themselves, reinforced by the Paris Climate Agreement (2015) and at a more regional level, through the Green Deal for Europe (2019). ). Electromobiles operating both with batteries and those with a fuel cell (also called hydrogen vehicle) require nickel (Ni, atomic number 28) which is a ferromagnetic metal (having the ability to magnetize), good conductor electricity and ductile (ability to be worked without losing its physico-chemical qualities). Nickel is used in this way in the cathode of lithium-nickel cobalt-aluminum (NCA) batteries, produced mainly by the Japanese electronics manufacturer Panasonic and its American industrial partner Tesla.In total, nearly 30 to 40 kilos of nickel are found in our electric vehicles, a mass far from negligible on the scale but above all a good indicator of the significant role of this metal in our contemporary mobility. A fortiori when we know that cobalt is gradually losing ground in its role to the benefit of nickel over the course of technological improvement. This is the notorious example of the thrust of a generation of nickel-manganese-cobalt (NMC) batteries which use up to 80% nickel for 10% cobalt and 10% manganese for a better controlled cost, a lightened mass and an energy density similar to the competition of the NCA.almost 30 to 40 kilos of nickel are found in our electric vehicles, a mass far from negligible on the scale but above all a good indicator of the significant role of this metal in our contemporary mobility. A fortiori when we know that cobalt is gradually losing ground in its role to the benefit of nickel over the course of technological improvement. This is the notorious example of the thrust of a generation of nickel-manganese-cobalt (NMC) batteries which use up to 80% nickel for 10% cobalt and 10% manganese for a better controlled cost, a lightened mass and an energy density similar to the competition of the NCA.almost 30 to 40 kilos of nickel are found in our electric vehicles, a mass far from negligible on the scale but above all a good indicator of the significant role of this metal in our contemporary mobility. A fortiori when we know that cobalt is gradually losing ground in its role to the benefit of nickel over the course of technological improvement. This is the notorious example of the thrust of a generation of nickel-manganese-cobalt (NMC) batteries which use up to 80% nickel for 10% cobalt and 10% manganese for a better controlled cost, a lightened mass and an energy density similar to the competition of the NCA. A fortiori when we know that cobalt is gradually losing ground in its role to the benefit of nickel over the course of technological improvement.This is the notorious example of the thrust of a generation of nickel-manganese-cobalt (NMC) batteries which use up to 80% nickel for 10% cobalt and 10% manganese for a better controlled cost, a lightened mass and an energy density similar to the competition of the NCA. A fortiori when we know that cobalt is gradually losing ground in its role to the benefit of nickel over the course of technological improvement. This is the notorious example of the thrust of a generation of nickel-manganese-cobalt (NMC) batteries which use up to 80% nickel for 10% cobalt and 10% manganese for a better controlled cost, a lightened mass and an energy density similar to the competition of the NCA.

These qualities have whetted the appetites of major players in the mining and industrial sector.

Tesla, the iconic and iconic maker of electromobiles based in Texas, has become very active in the market for mining resources, and the supply of nickel has been one of its primary concerns. The logistical security of this resource has been made possible thanks to agreements with the world’s leading producer, namely Indonesia (the Philippines and Russia were second and third producers respectively in 2020). However, this approach is not exclusive of a diversification of its suppliers, including… New Caledonia. This is revealed by the financial director of Prony Resources, referring to a five- to seven-year contract (we guess a two-year tacit renewal clause) equivalent to ¼ of the mining company’s exports.

The mining problem is very sensitive in this territory of the South Pacific, as evidenced by the very recent troubles at Vale NC (a subsidiary of the Brazilian group of the same name) with dams and even a halt in production to the south of the main island and the threats of withdrawal from the Swiss group Glencore in the north following repeated malfunctions in this politically strategic factory (the Koniambo Nickel SAS site is 51% owned by Sofinor, a semi-public company in this northern province of the island). It must be said that this sector employs almost a quarter of the jobs in the private sector, hence its economic and social sensitivity.

As indicated on the graph, the price of nickel has continued to rise until reaching $21,130/tonne in November 2021, while the price fell to $8,770/tonne in June 2017. to bet, unless a new technique or a new resource with the same physicochemical qualities is discovered, that the demand for nickel could drop drastically in the coming years. This is what corroborates the forecasts of the International Energy Agency, which envisages growth sustained precisely by the energy transition in its scenarios for 2030 and 2040. Which only gives it more appeal… and appetite for the promoters-actors of this transition eyeing the deposits of New Caledonia.

The mining situation becomes more complicated when the geopolitical aspect is taken into account. Thus, if Indonesia is indeed the first producer of nickel in the world, China is for its part the first country able to process it massively through several foundries including the very active conglomerate Zhejiang Huayou Cobalt (nickel and cobalt have physicochemical properties very close). However, the Middle Kingdom is in great need of raw materials to supply its entire industry with cutting-edge technologies, such as electric batteries but not only (this metal plays a massive role in the composition of various alloys including nichrome): this dependence on the material oriented him towards canvassing and influencing mining territories around the world. His pugnacity is exemplary: thus,

If we rely on the systemic approach of the Chinese authorities accompanying or accompanied by its powerful firms, New Caledonia is a perfect opportunity to invest there financially and structurally, as has already been seen in the Solomon Islands and Vanuatu or still in the archipelago of Papua New Guinea. China has been in its logic of uninhibited commercial and military power since the Xi Jinping era: it pushes its pawns where regional forces retreat or yield. Whether mining resources or the deep-water port of Noumea, the attraction of the archipelago is obvious, especially as it would very usefully complement the “pearl necklace” facing Australia and New Zealand. , declared opponents of the ambitions of the Asian giant in the region. Rest,th nickel producer in the world to substantially increase its production capacities through a targeted “partnership”. As for New Zealand, the episode of the Rainbow Warrior in 1985 permanently tarnished relations between France and this South Pacific state despite official apologies and financial compensation for violation of the national sovereignty of the southern state.

As summarized by Antoine-Louis de Prémonville in an analysis published in the Revue Conflits, New Caledonia remains a French exception in an area of ​​dual Anglo-Saxon and Chinese influence, which gives it a specific singularity within a A great geopolitical game in the heart of the Pacific where the mineralogical attraction has become just as crucial as the geographical attraction.

References:

– Caroline Baudry, New Caledonia: why nickel is one of the main issues in the referendum , Europe 1, December 9, 2021, link: https://www.europe1.fr/economie/referendum-en-nouvelle-caledonie-que -consequences-pour-lextraction-de-nickel-4081541
– ResearchInterfaces, What do we know about next-generation NMC 811 cathode? , 27th February 2018, link: https://researchinterfaces.com/know-next-generation-nmc-811-cathode
– International Energy Agency, Total nickel demand by sector and scenario 2020-2040 , 5th May 2021, link: https: //www.iea.org/data-and-statistics/charts/total-nickel-demand-by-sector-and-scenario-2020-2040
– P. RR,The nickel sector, the other economic challenge of independence for the archipelago , Le Monde, December 11, 2021
Jonathan Pryke, The risks of China’s ambitions in the South Pacific , July 20, 2020, link: https://www. brookings.edu/articles/the-risks-of-chinas-ambitions-in-the-south-pacific
– Antoine-Louis de Prémonville, New Caledonia, an unrecognized strategic asset in the Pacific , December 13, 2021, Revue Conflits, link : https://www.revueconflits.com/la-nouvelle-caledonie-un-atout-strategique-meconnu-dans-le-pacifique
– Department of Industry, Mines and Energy of New Caledonia (Dimenc), The mining sector, link : https://dimenc.gouv.nc/mines-et-carrieres/le-secteur-minier

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Yannick Harrel

11 commentaires

  1. On a peu parlé des enjeux en termes de souveraineté pour la France:
    https://www.lopinion.fr/economie/une-france-2030-sans-mineraux-industriels-la-tribune-de-franck-evanno

    Car il n’y a pas que le marché de la transition énergétique avec ce sujet:
    https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/nickel-la-nouvelle-caledonie-eramet-et-la-sln-dans-le-sillage-du-rafale-1000831.html

    Même si être le roi de la voiture électrique est un enjeu économique majeur, chaque voiture thermique ne sera pas remplacée par une voiture électrique.
    https://www.lemondedelenergie.com/vehicules-electriques-emissions-transports-tribune/2020/12/08/

    L’Allemagne l’a compris:
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/11/18/automobile-en-danger-de-mort-les-constructeurs-allemands-rationalisent-a-tout-va_6102542_3234.html

    En plus des matières premières et des composants électroniques, cela pose de douloureuses questions énergétiques:
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/12/14/la-decision-de-ramener-le-nucleaire-a-50-de-la-production-electrique-a-plus-tenu-du-choix-politique-qu-a-une-reflexion-economique-solide_6105995_3234.html

    Pour en revenir à Eramet, l’entreprise va bientôt ouvrir une nouvelle mine en Argentine vers 2024:
    https://news.fr-24.com/entreprise/245601.html

    Et Aubert et Duval est toujours à vendre…

  2. Les États-Unis ont sécurisé leur approvisionnement en uranium et en terres rares en provenance d’Australie avec AUKUS:
    https://theconversation.com/au-fin-fond-du-desert-australien-une-expedition-a-la-recherche-de-terres-rares-157158

    On est en pleine lutte pour la suprématie mondiale:
    https://www.ege.fr/infoguerre/le-role-de-laustralie-dans-la-nouvelle-guerre-froide-des-etats-unis-pour-contrer-global-china-tech

    L’episode a laissé les bras ballants chez Naval Group et Paris humilié, la France sans alliés.
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/paris-humilie-paris-sans-allies

    On a pu voir aux arguments déployés par les anglo-saxons et leurs thuriféraires, aperçus sur bien des papiers en français:
    https://www.latribune.fr/opinions/le-pacte-aukus-consequence-de-l-inconsequence-francaise-894959.html

    L’inversion accusatoire étant une technique éprouvée de la manipulation, qui n’est pas réservée aux chinois ou aux russes.

    Plus près de nous, sans aller jusqu’au bout du monde, les mêmes problématiques se posent pour l’Arctique et le Groenland:
    https://www.areion24.news/2021/09/27/la-quete-independantiste-groenlandaise-au-carrefour-denjeux-internationaux/

    https://www.areion24.news/2021/05/03/arctique-une-region-sous-tension/

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