Les nourritures terrestres de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle est on ne peut plus à la mode. Il faut en parler, car elle est censée façonner le monde à venir. De ce fait, elle est soit encensée (l’IA nous libérera ! de quoi, cela reste à définir) soit elle est dénigrée car elle fit peur, elle effraye. Et dans la catégorie anxiogène, on convoque bien évidemment le grand méchant Vlad qui aurait dit “Celui qui deviendra leader en ce domaine sera le maître du monde.”

Alors, comme il ne faut pas laisser les cosaques dominer le monde, une course à l’IA a été lancée.

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C’est un truisme maintenant que de dire que l’IA repose sur de l’apprentissage. Mais l’apprentissage nécessite des données en (très) grande quantité. Donc plus la quantité de données est importante, meilleur l’apprentissage pourra être. Mais on n’en est pas sûr. Par contre, on est sûr que si la quantité de données est faible, la qualité de l’apprentissage sera médiocre. Tout développement de l’IA a donc comme préalable la constitution d’un stock de données très important.

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L’écho du bocal avec un hacker

Aujourd’hui, l’écho du bocal donne la parole à un hacker, terme que l’intéressé préfère à celui de pirate. Il témoigne sous anonymat complet, sans fournir son nom ni le pseudonyme sous lequel il est connu dans ce milieu. La personne qui a recueilli ses propos témoigne de la réalité de son existence (ce n’est pas un avatar ni un hologramme) et de ses qualités professionnelles.

Hacker

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Rallye des 1000 pistes : la compétition au son du clairon

Un rallye de type africain en pleine Provence? Un rallye sur un champ de manoeuvres militaires ? Le propos pourrait être incongru s’il n’avait été réalisé entre 1976 et 1986 dans un contexte, il est vrai, assez singulier de méfiance entre forces armées et population civile. Il faut rappeler que dans les années 1970 la création ou l’extension de camps était très mal accepté par les expropriés, bénéficiant le cas échéant d’un soutien médiatique, politique et physique comme ce fut le cas avec la lutte du Larzac. De fait, les autorités militaires prirent conscience que les rapports avec la population devaient évoluer, ce qui imposait de promouvoir une nouvelle image des armées précisément.

 

L’occasion fut saisie avec l’enthousiasme de l’ASA Team Dragon (une structure associative de sport automobile) et la volonté du commandant du camp de Canjuers, le colonel Sirvent, d’offrir plus qu’un terrain d’entente : un terrain de compétition. 110 kilomètres de route asphaltée, 400 de piste en terre, un sol calcaire aride, des passages à gué et une activité d’artillerie soutenue toute l’année : tel était le camp Canjuers, alors plus grande enceinte militaire en Europe. L’accord fut scellé de la façon suivante : l’armée mettait à disposition l’ensemble des installations (restauration, hébergement, service médical) pour les concurrents, leur équipe technique ainsi que pour la presse présente. De même que des moyens logistiques conséquents (véhicules tout-terrain, camions de dépannage et hélicoptères). L’association prenait pour sa part à sa charge les frais de carburant et l’organisation générale sur le parcours. L’improbable fut ainsi réalisé onze éditions durant : un rallye dans un camp militaire français!

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5 ans d’ECHORADAR – Collapsologie, un malware cognitif ?

Les collapsologues sont à la mode, présents dans tous les médias pour nous alerter à l’heure du déjeuner sur l’effondrement majeur imminent de nos sociétés industrielles, capitalistes, libérales, et forcément décadentes. Dans certains milieux, l’irrationnel apocalyptique a définitivement pris le dessus sur toute argumentation scientifique pour devenir une norme de communication.

A force d’être répétée, la surenchère de promesses de catastrophes à court terme devient une vérité inattaquable par la seule force de sa diffusion et de sa capacité de sidération sur des publics jeunes, vulnérables, influençables.

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5 ans d’EchoRadar – Climat, je t’aime, moi non plus !

C’est incontestable, nous le savons depuis des décennies, la planète subit un réchauffement climatique et il est urgent de réduire la production de CO2. Face à ce constat simple, que faisons – nous et surtout avec quelle efficacité ?
Le point de départ de cet article qui s’inscrit dans le dossier anniversaire d’EchoRadar est la tenue de la COP 21 de décembre 2015, événement marquant choisi dans la période de 2014 à 2019.

Source image : AFP/Archives – LIONEL BONAVENTURE

Une vision politique du climat – la COP 21 et les suivantes
La COP est une conférence internationale sur le climat qui réunit chaque année les pays signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC). L’édition 2015 (COP21) a été organisée par la France. L’Accord de Paris qui y a été adopté engage toutes les parties signataires à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à maintenir le réchauffement sous la barre des 2°C d’ici à 2100. Belle performance médiatique et politique puisque le 4 novembre 2016, un an seulement après la COP21, l’Accord de Paris est entré en vigueur car le double seuil nécessaire a été atteint, ratification par 55 pays couvrant au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre, grâce à la ratification des pays les plus émetteurs comme le Canada, la Chine, les États-Unis, l’Inde. Cet accord incarne un repère historique pour les négociations internationales sur le climat ainsi qu’un éveil médiatique et citoyen sur la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique.
Mais 3 ans après, l’accord est affaibli par le retrait des États Unis ainsi que l’inaudibilité des COP 22 et suivantes sur la poursuite d’un plan d’actions cohérent et efficace.
Ces accords politiques certes nécessaires sont loin d’être suffisants pour l’efficience de l’action politique sur le climat.

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5 ans d’EchoRadar – Une expansion chinoise ou une obsession américaine nommée Huawei

Depuis quelques années, la firme chinoise Huawei est une véritable obsession pour les Etats-Unis. À l’ère où la maîtrise des réseaux informatiques constitue un atout-maître des grandes puissances, l’expansion internationale des plateformes numériques made in China révèle et accélère le déclin relatif de l’Amérique sur la scène technologique.

 


America Online

Au-delà des terres américaines, les analystes de la chose technologique ignorent ou omettent à quel point “le cyberespace, plus que tout autre espace de la mondialisation, est conçu par les Américains comme un prolongement de leur territoire national. Pour les Américains, l’imaginaire d’Internet est très proche de celui d’un nouveau Far-West […] Un lieu à découvrir, à explorer, à conquérir mais aussi à créer à sa convenance.” (1)

Quelques évidences démontrent amplement comment le Web a été façonné par la main de l’Amérique depuis les années 1990. Continuer la lecture

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5 ans d’EchoRadar – Spatial: Vers l’Infini et l’au-delà !

Il serait aventureux d’affirmer que le secteur spatial, à l’époque où nous vivons, a pu être considéré une seule seconde comme secondaire dans les politiques stratégiques des grandes (ou moins grandes) puissances de ce monde. Cependant, il est intéressant de se pencher sur ces 5 dernières années. Retour sur un incroyable alignement des astres qui a remis l’espace au centre des priorités stratégiques. 

 

2014: devant les premières tentatives (et les échecs) de SpaceX pour récupérer, régénérer et ré-employer ses boosters dans un délai record de quelques mois, l’Europe se cherche, et hésite sur l’avenir à donner à son programme Ariane, dont les coûts de lancement sont désormais trop chers pour le marché qui se dessine. Berlin plaide alors pour une évolution d’Ariane 5, tandis qu’une bonne majorité de nos industriels déclare publiquement ne pas croire dans les technologies de réutilisation, tout en dénonçant par ailleurs le système de financement du New Space américain, dont les grandes figures agissent il est vrai sous confortable perfusion de fonds publics émanant de la NASA… et du Pentagone.

Au tournant de l’année 2015, les Européens auront finalement choisi de lancer le programme Ariane 6, avec objectif 2020, tandis que SpaceX et Elon Musk réaliseront progressivement leur pari de faire revenir les premiers étages pour ensuite les reconditionner, et ce sous les applaudissements de la planète.

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5 ans d’EchoRadar – Et soudain, le sémantique !

L’apparition du cyberespace s’est accompagnée de questions relatives à sa nature : n’était-il que la prolongation de l’informatique ? Etait-il un nouvel espace au sens propre du terme “espace” ? De quoi était-il composé exactement ou, en d’autres termes, de combien de couches était-il constitué ?

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Rapidement, un consensus naquit sur l’existence des couches physique (ordinateurs, commutateurs, etc.) et logicielle. Nier leur existence aurait été en effet ridicule. Cependant, une controverse plutôt larvée apparut à propos de la couche sémantique, bien que personne ne semblait nier farouchement son existence. Était-elle une couche constitutive de ce nouvel espace au même titre que les deux précédentes, ou n’était-elle qu’une élucubration accompagnant, comme de coutume en ces occasions, un phénomène nouveau ?

D’un côté, certains happy few ont, dès les commencements du cyberespace, attiré l’attention sur cette couche non-technique qui venait hybrider les couches matérielles et logicielles du cyber. Leur réflexion a d’ailleurs fait progresser la connaissance de ce nouvel espace. De l’autre, la majorité évoquait cette couche sans paraître convaincue de sa singularité, mais parce qu’elle leur permettait de ne pas laisser la réflexion sur le cyber aux seuls techniciens. Notons d’ailleurs que cet espace n’était pas vu comme un domaine scientifique, mais comme purement technique, réservé aux geeks, néologisme indispensable pour montrer que ce nouvel espace était bien étrange.

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