L’État tampon, un réducteur des risques de conflits

Le concept et le vocable d’Etat tampon semblent avoir disparu aujourd’hui du répertoire des qualifications politiques ou diplomatiques. Si des Etats tampons ont bien existé ou ont été désignés comme tels dans un passé encore récent, il apparaît qu’au début du 21ème siècle cette notion ne répond à aucune réalité identifiable en quelque lieu de la planète.

Carte de l’Europe durant la Guerre Froide

Il relèverait cependant d’une courte vue et d’une forme d’inintelligence en matière de relations internationales de considérer l’Etat tampon comme un modèle obsolète au motif qu’il appartiendrait au passé. La problématique le concernant s’établit par essence dans un champ permanent et non contingent de ces relations. A ce titre, elle relie trois niveaux d’approche : d’abord un rappel des Etats tampons ayant réellement existé de fait ou de droit dans l’utilité de leur rôle ; ensuite les raisons de leur quasi disparition actuelle ; enfin l’examen  des risques et des menaces induits par leur effacement en opposition aux atouts et aux opportunités de leur rétablissement.

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L’Écho du mois avec avec Igor Delanoë – Le fait maritime russe au début du XXIe siècle

Igor Delanoë, docteur en histoire moderne et contemporaine (université Nice Sophia Antipolis). Il a soutenu une thèse sur les intérêts et les ambitions de la Russie en Méditerranée (2012) par le truchement de l’activité de la flotte russe de la mer Noire depuis sa création à la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. Il a ensuite effectué un post-doctorat à l’université de Harvard au sein de la John F. Kenndy School of Government (National Security Program) et du Ukrainian Research Institute. Igor Delanoë a ensuite enseigné l’histoire au Collège universitaire français de Saint-Pétersbourg.

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Il est chercheur associé au Harvard Ukrainian Research Institute et au Center for International and European Studies (université Kadir Has, Istanbul). Il est également blogger pour le Russian International Affairs Council (Moscou) en plus d’entretenir son propre blog (« Le portail des forces navales de la Fédération de Russie »), membre de la plateforme Za Rodina. Depuis septembre 2015, il est le directeur-adjoint de l’Observatoire franco-russe de Moscou.

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L’URSS et l’Océan : une prise de mer avortée ?

La lecture de deux articles de Lucien Poirier, membre de l’Académie de Marine (POIRIER Lucien, « U.R.S.S. – Une flotte civile au service de la marine militaire », La nouvelle Revue maritime, n•367, février 1982, pp. 87-95) et de David REES (REES David, « Puissance navale soviétique », La nouvelle Revue maritime, n•327, juillet 1977, pp. 767-780 ;  REES David, « Puissance navale soviétique » – deuxième partie, La nouvelle Revue maritime, n•328, août-septembre 1977, pp. 893-904) nous invite à considérer le prodigieux effort maritime produit par l’Union soviétique à partir de l’année 1959.

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Nous nous proposons de le mettre en regard avec la notion de « prise de mer » de Car Schmitt pour rapporter l’ensemble au cas de la République Populaire de Chine. 

 

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