Le Porte-avions et son escorte : héritage, nécessité non-exclusive et bénéfice partagé

C’est l’argument « anti-porte-avions » vieux comme son apparition : le pont plat serait un système d’armes au rendement inefficace. Il faudrait constamment l’escorter par des navires dédiés aux menaces sous-marines et aériennes, voire d’autres puisqu’il faut bien traiter les mines, par exemple. Pire, la composition du groupe aérien embarqué du mastodonte implique son adaptation aux menaces les plus en pointes dans sa zone d’intervention. A écouter l’accusation, le groupe aéronaval n’existerait que pour se protéger.

 

Est-ce anormale qu’il soit impératif d’escorter le porte-avions ? Non, et l’opinion majoritaire devrait en convenir car l’exemple historique montre qu’une escorte est nécessaire pour toute unité à haute valeur ajoutée, si ce n’est pour tout système d’arme structurant (char de bataille, AWACS, etc.). Sur mer, c’est le terrible XIXe siècle qui donne naissance à toute la complexité de l’escorte navale.

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Armes miraculeuses, armes de rupture ? Wunderwaffen : l’absence de l’Unterseeboot

Le webzine EchoRadar lance un nouveau dossier thématique portant sur les armes miraculeuses, armes de rupture ? L’introduction de ce dossier vous propose les orientations générales qui seront abordées dans les billets des échoradaristes. Dossier au potentiel extrêmement vaste et chacun de nous souhaite toucher un point particulier. 

1024px-2004-Bremerhaven_U-Boot-Museum-Sicherlich_retouched© Wikipédia. L’U-2540 en 2004. 

Le propos de ce jour s’insère dans la partie wunderwaffen de ce dossier. Les deux premières participation à cette partie du dossier abordaient, pour la première, Le miracle [qui] n’est pas venu ciel (Si Vis Pacem) et pour la seconde, Le Spectre de l’Antarctique (Le Chardon), sixième tome d’une série de BD ayant fait le choix de l’uchronie.

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« Les sous-marins allemands devant New-York » d’Adolf Beckmann

C’est grâce à la traduction du capitaine de frégate R. Jouan que nous avons accès à ce récit de guerre. L’ingénieur en chef de l’U-117 nous relate la grande croisière de ce sous-marin mouilleur de mines (40 engins lors de cette sortie, en plus de la grosse douzaine de torpilles pouvant être lancées par les 4 tubes de la proue et les 2 à la poupe). Le bateau est dérivé des croiseurs sous-marins allemands construit pour le transport maritime, tel le Deutschland.

© Wikipédia. Le S.M. U-117 au cap St Charles.


L’ouvrage possède une préface écrite par le CF Jouan. C’est l’occasion de présenter les grandes croisières des sous-marins allemands à destination des côtes américaines. Outre l’U-117 et le Deutschland (militarisé, il devient l’U-155), les Bremen, l’U-53, les U-151 à 157 et l’U-140 effectuèrent eux aussi des missions de guerre dans l’hémisphère occidental.

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L’exploit de l’U-9 : la rupture sous-marine

Quand est-ce que le sous-marin cesse de faire rire les amiraux et qu’il quitte son statut de jouet pour devenir un redoutable tueur des profondeurs ? L’exploit d’un seul sous-marin peut être la source de ce spectaculaire changement de statut. Il a été préalablement cité par l’article de Si Vis Pacem ( 1914-1918 : du sous-marin à la détection sous-marine, une guerre d’innovations) versé au dossier « Eté 1914 : un autre monde ?« . Mais il peut être intéressant de le replacer dans une autre perspective afin de souligner l’importance de la rupture, tout comme sa profonde introduction, sans calembour.

 A vrai dire, l’avènement d’un engin sous-marin militaire est assez difficile à préciser dans le temps. A l’instar de la victoire (qui a de nombreux pères alors que la défaite est orpheline), la paternité de « la » création du sous-marin est disputée entre plusieurs nations, manifestement.

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