Les sciences humaines et sociales : nouvelles options pour la défense

Le 25 janvier 2017, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a fait signer un pacte entre le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et les Présidents d’Universités (CPU), afin de créer une alliance entre le monde de la Défense et le monde de la Recherche. Le Pacte Enseignement Supérieur et Défense (le PES) insiste sur la nécessaire intégration des sciences humaines et sociales (SHS) dans la conception des recherches et de l’innovation.

Ce geste capital devrait oxygéner toute la chaîne qui conduit à des plans de défense globale, car de la veille en passant par l’analyse et la stratégie pour des plans d’action, les SHS viendront enrichir tous les acteurs de la sécurité et de la défense et toutes leurs conceptions. Le but est de défendre aux mieux les patrimoines humain, matériel et informationnel.

Il s’agit d’un vrai défi qui promet de faire progresser l’éducation, la science et la morale citoyenne, tout en se parant d’une épaisse de couche d’éthique et de déontologie, si l’on admet que le principal enjeu de la défense est -entre-autres- social.

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L’Echo du mois avec Sébastien Stenger – les méthodes de management des cabinets d’audit et de conseil

L’Écho du mois permet d’échanger, au travers d’une interview,  avec des personnalités dont l’action s’inscrit dans les thèmes relatifs à la stratégie, à ses diverses variantes, à ses évolutions technologiques et à leur influence sur celle-ci.

Sébastien Stenger, titulaire d’un doctorat d’HEC Paris, est enseignant chercheur dans une école de commerce à Paris (ISG) et à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et professeur visitant à l’ESSEC. Sa thèse de sociologie du travail porte sur les méthodes de management des cabinets d’audit et de conseil dits « Big Four ».

Sébastien, vous êtes depuis cet été docteur en sociologie, pouvez- vous nous présenter de façon synthétique votre thèse?

J’ai travaillé sur les grands cabinets d’audit et de conseil appelés « Big Four » (EY, PricewaterhouseCoopers, Deloitte et KPMG). Ces cabinets ont une implantation internationale et sont très influents dans le monde économique via leur activité de conseil et via le remplacement de leurs anciens salariés à des postes de direction chez leurs clients. Leur dispositif de développement du personnel appelé « system up or out » et permettant de sélectionner les meilleurs salariés m’a particulièrement intéressé. En quoi consiste-t-il ? Chaque année une nouvelle promotion de « collaborateurs » tous juste diplômés est recruté au premier grade : ils doivent gravir les échelons chaque année ou à défaut à quitter le cabinet (« up or out »). Au terme de ce parcours d’apprentissage 2 à 3% des auditeurs peuvent devenir associés propriétaires d’une partie du capital de l’entreprise.

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