La cybersécurité en réalité virtuelle fusionne Ghost In The Shell et Matrix

Au cours d’une intervention policière, le Major Motoko Kusanagi revêt ses lunettes de réalité augmentée puis pénètre les réseaux numériques et pirate les androïdes ennemis à volonté. Pas d’écran noir. Pas de ligne de code. La « cyborgue » nipponne est immergée dans un univers cyberpunk proliférant d’interfaces 3D animées.

 

Source : ProtectWise


Depuis les années 1990, le manga Ghost In The Shell et les « japanimations » éponymes sont l’inépuisable gisement de la culture geek et du cinéma de science-fiction (Minority Report, I-Robot, Terminator, Matrix, AI, Tron, etc).

L’œuvre culte a grandement inspiré Scott Chaser, PDG et co-fondateur de ProtectWise. Cette société basée au Colorado (Etats-Unis) et spécialisée dans la cybersécurité, a conçu une solution d’interfaces utilisateur nommée Immersive Grid. Dans cet environnement virtuel, chaque élément connecté d’une entreprise (serveur, PC, smartphone, tablette, objet connecté, périphérique, etc) est représenté comme un bâtiment à l’intérieur d’une ville virtuelle. Les serveurs et terminaux de chaque département (marketing, comptabilité, logistique, ressources humaines, etc) forment un quartier ou une zone particulière au cœur d’une géographie urbaine.

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Ghost Fleet imagine une guerre Chine vs. Etats-Unis au 21ème siècle

À l’ère de l’humain augmenté, de l’informatique ubiquitaire et de la robotique intelligente, la Chine et les Etats-Unis s’affrontent ouvertement dans l’Océan Pacifique. Les deux belligérants se gardent tacitement de tout recours aux armes nucléaires et manoeuvrent sans retenue sur terre, en mer, dans les airs, dans le cyberespace et dans l’orbite basse. Savamment inspirés par Tom Clancy, les stratégistes Peter W.Singer et August Cole mêlent habilement science-fiction et prospective dans une œuvre au tambour battant.

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Peter Warren Singer, auparavant auteur de Wired For War : The Robotic Revolution And Conflict In The 21st Century, est rédacteur au webzine Popular Science et a étroitement contribué à la conception du très populaire jeu vidéo Call of Duty. Augsut Cole, ex-journaliste spécialisé dans l’industrie militaire au Wall Street Journal et membre de l’International Institute For Strategic Studies, dirige et anime la plate-forme Art of Future Warfare. Les deux auteurs ne cachent guère leur admiration pour Tom Clancy et leur préférence pour son roman Tempête Rouge (Red Storm Rising) qui met en scène une guerre froide brutalement réchauffée en Europe et sur l’Océan Atlantique. Ils sont également influencés par les séries télévisées Battlestar Galactica et Game of Thrones, la saga Star Trek et le film Aube Rouge (Red Dawn).

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Starship troopers : une vision 2.0 de l’avenir ?

Starship troopers a été un bide relatif au niveau commercial. Il faut bien le reconnaître. Est-ce bien mérité ? Certainement pas si l’on regarde cette dystopie comme un miroir des défauts de notre temps, qui nous pointe le risque de la dégénérescence des démocraties en empire totalitaire. Une fois compris les malaises palpables à la vue de ce film quelque peu subversif – à moins de ne vouloir voir qu’un très bon film d’action (très mauvais pour ses suites), ce récit reste savoureux.19

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Armes miraculeuses, armes de rupture ? Du mythe à la réalité des armes laser (1)

La technologie des armes repose essentiellement sur deux procédés : atteindre un objet avec un projectile (flèche, boulet, obus, balle, etc) ou le soumettre à une brutale émission d’énergie thermique (armes à énergie dirigée). À ce jour, les lasers de combat demeurent confinés à la R&D militaire, à des démonstrateurs et à la science-fiction. En quelques lignes sobres, nous comprendrons pourquoi le phaseur du Capitaine Kirk et les canons laser de Star Wars relèvent toujours d’un mythe…

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1. La consommation énergétique

Toute arme à énergie dirigée (laser, faisceau de particules, micro-ondes) exige une grande quantité d’énergie et donc une volumineuse batterie qu’il faut remplacer ou recharger, à l’instar d’un stock de munitions classiques. Un seuil minimal de 100 Kw est nécessaire afin qu’un pistolet/fusil laser soit véritablement destructeur ou létal. En-deçà, il ne sera qu’un gros pointeur capable d’endommager irrémédiablement un oeil humain ou des systèmes opto-électroniques. Par ailleurs, le canon d’un pistolet/fusil laser produira et dégagera une très forte chaleur et devra intégrer une technologie supraconductrice ou un système de refroidissement également très énergivore.

En l’état actuel de la technologie, le fantassin au laser devra se déplacer avec une énorme batterie dans son dos, réduisant considérablement sa mobilité et augmentant drastiquement sa signature visuelle et thermique. Ses ennemis munis d’armes à feu s’en donneront à coeur joie…

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