De la Catalogne à l’Alsace, gestion de crises territoriales

En cette semaine de fin septembre, deux évènements ont été relayés par les médias : l’un de portée internationale, l’autre de portée régionale mais tous deux puisant dans le même phénomène.

 

Le premier a trait à l’organisation du référendum en Catalogne le 1er octobre 2017, et le second est lié à la démission fracassante du président de la  région du Grand Est le 28 septembre 2017.

Si la situation en Catalogne fut âprement commentée, c’est en raison de la tension croissante qu’a suscité la décision par les responsables catalans de tenir cette consultation déclarée illégale par Madrid. D’où une multitude de pressions par l’exécutif, relayé par le pouvoir judiciaire et les actions policières, afin de perturber voire annuler la tenue de ce référendum.

Continue Reading

Share/Partage

Démocratie et populisme : ou comment ne pas confondre cause et conséquence

L’ascension du magnat de l’immobilier Donald Trump lors des primaires du parti républicain américain a été rapidement qualifiée de montée du populisme aux États-Unis. De la même manière, bien que dans une moindre mesure, la surprise Bernie Sanders chez les démocrates fut traitée identiquement. De l’autre côté de l’Atlantique, avec une symétrie plus ou moins similaire, lorsqu’un parti européen en vient à bouleverser le jeu d’ordinaire si bien huilé de la répartition du pouvoir entre deux factions politiques, le populisme entre dans toutes les bouches et noircit les pages des éditoriaux.

Phénomène rapidement désigné comme principal danger menaçant les démocraties contemporaines.
À telle enseigne qu’il serait à l’heure actuelle possible de paraphraser un célèbre intellectuel du XIXème siècle : un spectre hante l’Europe, le spectre du populisme.

Continue Reading

Share/Partage

14-18 Les erreurs des politiques

Dans le cadre de la série orchestrée par Echoradar sur l’été 14, je m’essaye moi aussi à une étude sur le sujet. La Première Guerre mondiale a fait l’objet d’études nombreuses, de la part des historiens comme des stratégistes. Souvent, ils pointaient les succès et les échecs des chefs militaires : Joffre, Nivelle, Mangin, Pétain, Castelnau, Foch… On entend moins souvent de discours sur la responsabilité du politique. Or, depuis que notre bon maître Clausewitz nous a appris la remarquable trinité, on sait que la guerre est guidée non seulement par le chef militaire, mais aussi par le responsable politique et par le peuple. Le politique en 14 est l’objet de ce billet.

source

Au sujet du peuple, on peut noter au passage plusieurs éléments : la mobilisation effective de la population, l’évolution probable des sentiments des combattants entre le moment de la déclaration de guerre et les années de conflit qui suivirent (d’un patriotisme sincère à un devoir résigné), les différences entre l’avant et l’arrière, la propagande, etc. Cela mériterait un article en soi mais aujourd’hui, il me sied de parler du politique. Or, je vois trois moments où son action est critiquable.

Continue Reading

Share/Partage
Translate »