27 septembre : naissance d’un champion naval franco-italien ?

Le ministre de l’Économie, M. Bruno Le Maire, est en déplacement à Rome. Il est susceptible d’annoncer les détails d’un accord franco-italien dans la capitale des Gaules le 27 septembre – à moins que ce ne soit les chefs d’État et de gouvernement italien et français qui ne le fassent.

© Marine nationale. "Dans le cadre de son déploiement en Méditerranée, la FREMM Aquitaine a effectué une escale de routine à La Spezia, grand port de commerce et base navale majeure au cœur de la Ligurie, le 8 mai 2015. Accostée dans la base navale, l’Aquitaine était entourée à quai des frégates italiennes type FREMM Caribinieri et HORIZON Andrea Doria et Caio Duilio. L’Italie possède déjà quatre FREMM et deux FDA."

© Marine nationale. « Dans le cadre de son déploiement en Méditerranée, la FREMM Aquitaine a effectué une escale de routine à La Spezia, grand port de commerce et base navale majeure au cœur de la Ligurie, le 8 mai 2015. Accostée dans la base navale, l’Aquitaine était entourée à quai des frégates italiennes type FREMM Caribinieri et HORIZON Andrea Doria et Caio Duilio. L’Italie possède déjà quatre FREMM et deux FDA. »

Ce serait la naissance de l’ « Airbus naval » tant recherché. Comparaison n’est pas raison : c’est à souligner. L’axe géopolitique n’est pas le même (Paris – Rome), contrairement à l’aéronautique (Paris – Berlin). Le meccano industriel dépasse la seule question navalo-navale et appellerait des coopérations militaires renforcées. Saint-Nazaire demeure le seul chantier naval capable d’enfanter des unités de plus de 10 000 tonnes en France : du pétrolier-ravitailleur jusqu’au porte-avions.

 

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Considérations post-13 novembre (avec un zeste de cyber)

Les attentats du vendredi 13 novembre, prévus comme inéluctables à terme par des spécialistes de la chose militaire et du milieu de l’anti-terrorisme, a donné corps au sinistre déroulement d’une opération de grande envergure perpétré sur le sol français.

 

Le macabre décompte s’est stabilisé à 130 morts (de 19 nationalités différentes). Chiffre qui aurait pu encore être plus élevé sans  l’avortement de la tentative des kamikazes visant le Stade de France.

Le temps du recueillement étant passé, les questions et projections se doivent d’avoir lieu.

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Le jour d’après

Il est rassurant de voir des scènes spontanées où les Français chantent ensemble leur hymne national. Il l’est aussi d’apprendre dans les médias que les ventes de drapeaux ont battu des records ces derniers jours, suite notamment à l’appel des autorités de décorer les fenêtres des habitations avec ce symbole que beaucoup croyaient éculé. L’élan de solidarité patriotique – les débats fleurissent en ce moment sur patriotisme et nationalisme, en dénaturant toujours autant la fameuse citation de Romain Gary (1) – plus d’une semaine après les attentats rassure quelque peu sur l’appréhension que notre pays a de ces évènements. Déjà certains s’interrogent sur l’efficacité de tel ou tel dispositif ; gageons que d’ici peu c’est sur le potentiel liberticide de certaines lois que les projecteurs se braqueront.drapeau_france

Frappée dans sa chair, deux fois d’affilée cette année, la France relève la tête ; celle du martyr. Ces attentats ont visé deux cibles différentes en 2015, touchant deux franges distinctes de la population. D’un côté avec Charlie Hebdo, la liberté d’expression, la presse et une certaine forme d’intelligentsia parisienne, de l’autre avec le Stade de France et les bars et restaurants du 11e, le public, toutes classes confondues allant de la famille jusqu’aux groupes de jeunes bobos ; surtout ceux se rendant au Bataclan, lieu de divertissement insupportable pour les auteurs des attaques. C’est donc un spectre large qui est visé pour provoquer une déstabilisation complète de la société. Les répercussions d’une action à Paris montrent que la France est toujours aussi macrocéphale malgré les politiques de décentralisation et que l’indistinction nébuleuse des cibles est bien la chose la plus terrorisante à grande échelle. Nous sommes bien loin des Brigades Rouges et autres avatars du terrorisme des années 1970-80, de la stratégie du en frapper un pour en éduquer cent. Au contraire même puisque le peuple fait bloc dans une communion nationale dont on ne peut que déplorer qu’elle n’existe qu’à la suite de ces circonstances.

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Attentats de Paris: après le temps des larmes

Vendredi 13 novembre 2015, la France métropolitaine a subi l’attaque terroriste la plus meurtrière de son histoire, avec 130 morts et 351 blessés à l’heure où ces lignes sont écrites. Ont été visés la salle de spectacle du Bataclan, des cafés, et le Stade de France où se jouait un match amical entre les équipes de France et d’Allemagne de football en présence du président de la République… Les assaillants ont conduit leur opération selon un scénario redouté, envisagé par les services de sécurité, mais inédit dans l’Hexagone: des actions simultanées, en divers endroits de Paris, visant à tuer le plus de monde possible. A l’arme automatique pour commencer.

La BRI près du Bataclan le 13 novembre 2015. Kamil Zihnioglu/AP/SIPA

Puis par l’action suicide pour finir, au moyen de gilets explosifs chargés de TATP (1). L’organisation Etat Islamique (EI) a revendiqué l’opération.

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