Les Mongols et le renseignement : guerre du Kharezm

En 1218, l’empire Khwarezm [1] est dirigé par le sultan Ala ad-Din Muhammad. Cet État puissant s’étend sur l’Afghanistan, le Turkménistan et l’Iran actuels. Il se compose d’environ 20 millions d’habitants [2], principalement turcs, iraniens, afghans et arabes, répartis sur 3 millions de km2. Les deux villes de Boukhara et de Samarkand étaient parmi les plus grandes et les plus prospères villes du monde médiéval. Cet empire est toutefois de constitution récente (1194) et sous la domination du pouvoir d’un « maître improvisé », issu d’une famille régnante divisée. Il est doté d’une armée de mercenaires recrutés au hasard [3]. Il va disparaître sous les coups de son puissant voisin, l’empire mongol.

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Drones armés de Daesh : fantasmes et réalités

Les réseaux sociaux s’agitent, et le petit monde bigarré des experts avec, depuis que l’Etat islamique a entrepris de mettre en ligne divers documents illustrant l’utilisation de drones armés par ses combattants. L’écho médiatique de l’évènement est pour le moins conséquent. Il est évidemment important, pour une telle entité, de communiquer largement sur l’acquisition d’une capacité militaire nouvelle.

Capture d’une vidéo où l’EI met en évidence un drone civil Skywalker X8 équipé pour larguer de petites bombes. EI, “Wilayat Ninive”.

L’EI projette en l’occurrence l’image d’une organisation armée innovante, qui va de l’avant, et qui dispute aux nations la maîtrise du ciel. L’EI se trouvant militairement en difficulté sur plusieurs territoires de son califat autoproclamé, le moment est sans doute bien choisi pour communiquer sur un ton positif à propos des thématiques guerrières. Mais il importe d’interpréter ces images sous l’angle factuel afin d’en ôter la part de fantasme pour n’en conserver que la valeur informative. Appuyons-nous sur cette toute récente vidéo de l’EI, “Wilayat Ninive”.

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TOW, le missile phare du conflit syrien: de la genèse à la techno-guérilla

Le conflit syrien a révélé au grand public les missiles antichars guidés opérables par le combattant à pied. Les médias anglophones les nomment « ATGM » – Anti Tank Guided Missiles – ou tout simplement « TOW », faisant l’amalgame entre ce système américain et les nombreux autres qui s’en sont inspirés. Les groupes armés publient régulièrement sur Internet des vidéos illustrant ces matériels en action. Leur provenance varie : pris à l’ennemi, fournis plus ou moins directement par une puissance étrangère, ou encore acquis – par le racket, de vive force ou moyennant paiement – auprès de groupes en possédant. Ces systèmes d’armes étaient peu médiatisés avant ce conflit, bien qu’en service depuis plusieurs décennies dans de nombreuses armées régulières de par le monde.

Un rebelle de l’Armée Syrienne Libre guide un missile TOW. On distingue, à l’avant du tube, les fils qui relient le missile en vol au poste de tir et de guidage. Province de Lattaquié, le 31 mars 2014.

Mais en Syrie, ils ont acquis une dimension particulière car ils permettent en effet à des groupes non-étatiques de renverser localement le rapport de force en mettant hors de combat, avec une relative facilité, certains attributs classiques de la puissance militaire : véhicules blindés, positions de combat fortifiées, et même des hélicoptères posés ou en vol lent à basse altitude. Le but de cet article est de faire comprendre le fonctionnement de ces matériels à un public pas forcément au fait des subtilités techniques de la chose militaire. Le missile américain BGM-71 TOW, fourni par Washington à certains groupes armés syriens, sera l’épine dorsale de cette étude. La documentation technique officielle le concernant (1) est abondante, et son mode de fonctionnement est partagé par la majeure partie des missiles antichars portatifs impliqués dans le conflit. Mais d’abord, opérons une brève rétrospective.

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La famille EchoRadar accueille ses nouveaux membres

L’heureuse venue de trois nouveaux membres en 2015 a permis à notre blogzine d’enrichir et de diversifier ses contenus tout en promouvant, conformément à notre profession de foi, les pensées critiques à l’égard de la stratégie et de ses diverses variantes.

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Afin de continuer à progresser intellectuellement et collectivement et de conserver nos valeurs d’ouverture, de coopération et de bienveillance, nous accueillons, cette année, trois nouveaux membres :

  • Rus Navy Intelligence par Igor Delanoë, expert en politiques étrangères et de défense russes et en particulier son volet maritime;

  • Pax Aquitania par Thomas Schumacher, spécialisé dans l’écosystème de défense en particulier de la région Nouvelle Aquitaine ;

  • VMF 214 par Emmanuel Chiva, dont le blog propose des billets relatifs à l’innovation technologique, appliquée à la défense et à la sécurité.

Ces trois nouveaux blogueurs ont été choisis par l’ensemble des membres d’EchoRadar qui vous propose donc cette deuxième et prometteuse promotion « échoradienne ».

Nous adressons à nos nouveaux camarades un salut de bienvenue, chaleureux et fraternel, et espérons que vous partagerez notre enthousiasme en continuant de nous suivre via nos pages TwitterFacebook , Google+ et, évidemment, de lire notre blogzine avec assiduité.

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L’Amérique du Président Trump, notre premier partenaire stratégique

Les années Obama auront vu ce que je nommerai sans aucun doute l’apogée de la coopération militaire franco-américaine. Une politique du « Leading from behind », qui combinée à un essoufflement stratégique britannique, aura donc vu la France être choisie comme le partenaire de confiance de la première puissance mondiale. 

Les questions que l’on peut légitimement se poser après l’élection de Donald Trump comme « Commander in Chief » sont les suivantes: cette position peut-elle tenir ? Va t-elle tenir ? Doit-elle tenir ?

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Make US Navy Great Again ?

Ce 9 novembre 2016 les électeurs américains élisent Donald J. Trump (1946 – …) en tant que 45e président des États-Unis d’Amérique. Le nouveau Commandant en Chef détient les prérogatives nécessaires pour décider du format et de l’emploi des forces armées américaines.

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© Christopher P. Cavas. À partir de la coque d’un LPD-17, Huntington Ingalls Industries propose à l’US Navy un croiseur de défense aérienne apte à lutte contre les missiles balistiques et portant 288 missiles ensilotés.

Il y a tout lieu de s’intéresser à ses propositions au sujet de la marine américaine. L’effort naval de Ronald Reagan est cité comme point de référence. Make US Navy Great Again ?

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Sécurité maritime privatisée et Corne de l’Afrique : nouvelle gestion du chaos ?

Alors que les marines de guerre peinent à aligner suffisamment de moyens dans le cadre de la lutte anti-piraterie, la privatisation d’une partie du spectre de la sécurité maritime est une voie explorée par nombre d’acteurs au large de la Corne de l’Afrique.

© Le Marin. Olivier Mélennec, "Une "armurerie flottante" interceptée en mer Rouge", Le Marin, 12 avril 2013.

© Le Marin. Olivier Mélennec, « Une « armurerie flottante » interceptée en mer Rouge », Le Marin, 12 avril 2013.

 

Le rétrécissement des marines de guerre en raison du choix de la projection (échanger des forces contre du temps de présence) 1 est contrebalancé par un accroissement de la conflictualité maritime inter-étatique et infra-étatique. La piraterie est l’une de ces menaces infra-étatiques qui perturbent les échanges internationaux (réalisés à 90% par voies maritimes 2). La diplomatie navale 3 voit les marines de guerre s’investir dans des opérations ne relevant pas de la guerre et de la puissance navale, au profit de reconfigurations politiques violentes. « Les déploiements de « gestion du chaos » actuellement observés ont une fonction de substitution au combat. L’affrontement et les rivalités, dans de telles conditions, n’ont fondamentalement pas disparu mais ont muté dans leur forme. » 4

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Cash Investigation, Cash approximations

La cybersécurité est un sujet suffisamment sensible pour qu’il mérite d’être traité par les journalistes avec rigueur et sérieux. En la matière, l’approximation et la sous-estimation de sa complexité conduisent inévitablement à des contre-vérités médiatiques et à des biais de représentation. C’est précisément ce que l’émission de France 2 Cash Investigation « Marchés publics : le grand dérapage » nous a fourni le mardi 18 octobre à 20h55, tant les approximations et les contre-vérités se succédaient à grande vitesse tout au long du reportage sur le système d’exploitation des ordinateurs du Ministère de la Défense.

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Je dois avouer qu’il en faut en général beaucoup pour me choquer mais que ce « beaucoup » a été très vite atteint par l’équipe de Cash Investigation ! Jamais réalité n’avait été à ce point tordue et déformée dans l’unique but d’entrer par le goulot étroit du format préfabriqué de la désinformation. En clair, on a voulu se « payer les balourds » du Ministère de la Défense et les militaires qui ont choisi le système d’exploitation Windows (Microsoft) pour équiper leurs machines…

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