L’intelligence artificielle, science avec conscience ou sans conscience ?

EchoRadar remercie chaleureusement le professeur Jean-Louis Le Moigne d’avoir accepté la publication de cette riche et instructive réflexion intitulée « L’intelligence artificielle, science avec conscience ? Pourquoi pas ? au lieu de se réduire à une algorithmique artificielle, ‘Science sans Conscience’. »

Lorsque paru le 28 mars 2018 le rapport au Premier Ministre du gouvernement français rédigé par une mission dirigée par le député mathématicien Cédric Villani sous le titre « Donner un sens à l’intelligence artificielle : pour une stratégie nationale et européenne », nous fumes nombreux à nous enthousiasmer pour cette annonce exceptionnelle. Les réseaux médiatiques de la planète le sentirent vite, plus attentifs au contexte du contenant, (une brochure de 235 pages au titre ambitieux et de facture épistémologique, ‘Donner un sens à l’intelligence artificielle’ ce qui est très rare dans ce type de documents) qu’au texte du contenu qui, pour l’essentiel, s’avère de facture politique (‘la structuration de la politique industrielle de l‘État’) ; le sous titre le précisait aussitôt fort loyalement « Pour une stratégie nationale et européenne ».

Quelle est l'histoire de l'intelligence artificielle ? Les robots auront-ils une conscience ? © Agsandrew, Shutterstock

(Source)

État de l’art politico-économique (plus que culturel et critico-prospectif) que ce rapport a su aborder en consacrant à sa préparation une grande quantité de moyens en peu de temps : six mois «Palo Alto, Beijing, Berlin, Ratisbonne, Londres, Zürich, Bologne, Lisbonne, Tel-Aviv et Haïfa. … Les contributions se sont multipliées, et rapidement la quantité de matériaux à digérer est apparue considérable ! Mais ensemble, nous avons pu collecter et synthétiser les quantités d’information fournies par les centaines d’experts, et par le milliers de citoyens qui ont apporté leur contribution à la réflexion ». Continue Reading

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Le conducteur de la voiture intelligente sera un passager navigateur

L’industrie automobile doit réinventer le tableau de bord et forger une expérience utilisateur dédiée à un conducteur qui ne prendra plus forcément le volant, n’appuiera plus sur les pédales et deviendra un passager et assistant de navigation à bord de sa voiture intelligente.

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En octobre 2015, Tesla Motors a intégré le mode Autopilot dans la mise à jour de son logiciel de conduite assistée. Maintien de la direction sur autoroute, respect des lignes blanches et de la distance de sécurité, changement de voie, alerte de collision latérale et manœuvre en créneau pour le stationnement figurent parmi les nouvelles possibilités du S Model et du X Model, toutes assorties de limites dépendant de l’état de route, de la vitesse, de l’angle de direction/braquage, de la météo, etc.

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Dix bonnes raisons de soutenir Romeo

Romeo pèse un peu plus de 36 kg et mesure 1m46. Il est développé depuis 2009 par la société française Aldebaran Robotics à qui l’on doit déjà Pepper et Nao, son frère aîné de petite taille. Plus ambitieux que Nao, le programme Romeo s’est fixé pour objectif de créer un robot humanoïde assistant de vie et compagnon personnel. Avec un budget de 20 millions d’euros, Romeo est développé autour d’une plate-forme de recherche réunissant le laboratoire R&D d’Aldebaran et une quinzaine de partenaires académiques et industriels notamment dans le cadre du projet PSPC du programme d’investissements d’avenir « romeo 2 » soutenu par Bpifrance.

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Romeo est avant tout une plate-forme de recherche. Son développement permet de tester en vraie grandeur et d’améliorer des innovations technologiques dans des domaines variés comme les interactions homme-robot, les mécanismes décisionnels, la reconnaissance vocale ou la détection de comportements sociaux. Aldebaran Robotics souhaite offrir au plus grand nombre une gamme de robots humanoïdes compagnons et assistants personnels. Après le succès de Nao (plus de 7000 exemplaires vendus) , il s’agit aujourd’hui de créer un robot humanoïde de grande taille capable d’interagir avec son environnement, d’ouvrir une porte ou de saisir des objets posés sur une table. Au niveau dynamique, Romeo possède 40 degrés de liberté, il contrôle ses mouvements et parvient à attraper les objets en adaptant les efforts qu’il exerce sur l’objet. Au niveau perception, il sait suivre du regard un individu, sait évaluer l’âge de son interlocuteur et peut détecter ses émotions. La phase de contrôle et de correction des bugs (incontournable pour un système complexe de cette nature) s’est appuyée sur des technologies issues de l’aéronautique. Les concepteurs de Romeo ont veillé en particulier à ce que le robot ne constitue jamais un danger pour ses futurs utilisateurs. Romeo n’est pas encore pleinement opérationnel, il doit notamment apprendre à se déplacer de manière autonome. Sept exemplaires de Romeo ont été construits et les premières commandes viennent d’être signées avec des laboratoires français et européens.

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