Sous-marins et submersibles français à la veille de la Grande guerre

L’Armée de Mer est la grande absente de la Grande guerre dans l’imaginaire collectif. Par exemple, dans l’ouvrage de Guy Le Moign (Les 600 plus grandes batailles navales de l’Histoire aux éditions l’Harmattan), la Royale est citée dans un engagement face à des navires de la marine austro-hongroise alors qu’Anglais et Allemands sont cités dans de nombreux affrontements.

© Bibliothèque nationale de France ― Département Estampes et photographie – Photographie de presse de l’Agence Meurisse ― Réf. 69.497. Mis en ligne par Rutilius sur le forum « Pages14-18 ».

Si les U-boat allemands tiennent le haut du pavé comme menace navale de premier plan, nous ne trouvons pas facilement des informations sur ce que la France avait comme sous-marins et submersibles. Et encore moins sur ce qu’ils ont fait (ce qui ne sera malheureusement pas l’objet de ce billet) !

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L’exploit de l’U-9 : la rupture sous-marine

Quand est-ce que le sous-marin cesse de faire rire les amiraux et qu’il quitte son statut de jouet pour devenir un redoutable tueur des profondeurs ? L’exploit d’un seul sous-marin peut être la source de ce spectaculaire changement de statut. Il a été préalablement cité par l’article de Si Vis Pacem ( 1914-1918 : du sous-marin à la détection sous-marine, une guerre d’innovations) versé au dossier « Eté 1914 : un autre monde ?« . Mais il peut être intéressant de le replacer dans une autre perspective afin de souligner l’importance de la rupture, tout comme sa profonde introduction, sans calembour.

 A vrai dire, l’avènement d’un engin sous-marin militaire est assez difficile à préciser dans le temps. A l’instar de la victoire (qui a de nombreux pères alors que la défaite est orpheline), la paternité de « la » création du sous-marin est disputée entre plusieurs nations, manifestement.

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