La frégate de deuxième rang dans le renouvellement de la flotte de surface française

La « thèse de la flotte équilibrée » permet d’apprécier la répartition des bateaux entre les capacités d’éclairage et celles du corps de bataille. Répartition qui évolue en fonction du dogme dominant en matière de stratégie navale : passage du mahanisme (maîtrise des mers après la bataille décisive) au corbettisme (sea control ou sea denial pour l’usage de la Mer), par exemple.

© Oscar Parkes for Daily Telegraph. They are included two of the Lion class battleships that never completed. Also notice two of the five King George V class battleships with the old names (Jellicoe, later Anson and Beatty, later Howe). Ships that he construction started after 1939 are not included such as the battleship HMS Vanguard.

© Oscar Parkes for Daily Telegraph. They are included two of the Lion class battleships that never completed. Also notice two of the five King George V class battleships with the old names (Jellicoe, later Anson and Beatty, later Howe). Ships that he construction started after 1939 are not included such as the battleship HMS Vanguard.

Le renouvellement de la flotte de surface française évolue autour de choix structurants et de priorités constants depuis les années 1960. L’axe dominant reste et demeure la capacité de la Flotte à se projeter depuis sa concentration méditerranéenne, comme elle l’avait fait dans le Pacifique (force Alpha (1965 – 1968), par exemple. Les frégates de premier rang étant en cours de renouvellement, où pourrait se situer le curseur pour les autres frégates ?

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Affirmation du rang de la France : le GAn dans les océans Indien et Pacifique ?

La Marine nationale fournissait, au titre de l’effort de guerre contre le groupe dit « Etat Islamique » et les forces de Bachar El-Assad, le GAn (Groupe Aéronaval), centré sur le porte-avions Charles de Gaulle, comme outil de diplomatie navale afin de tenter d’influencer la décision à terre pour reprendre les cheminements stratégiques de Julian S. Corbett et du général Beaufre.

© Etat-major des Armées/Marine nationale.

Toutefois, eu égard à la modeste activité aérienne française, comparativement à l’intervention russe, nous proposons de nous interroger sur la pertinence de l’emploi du GAn quand des croisières à destination de l’Inde, de l’Australie, de la Chine ou du Japon auraient pu paraître plus efficaces sur le plan politique.
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Intégration des BPC russes dans la Marine : quelle(s) utilisation(s) ?

Nous supputons un quelconque règlement du conflit Paris et Moscou sur l’exécution du contrat de vente (24 janvier 2011), en transferts de technologie, des deux Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) de classe Mistral (les Sebastopol et Vladivostok). Il n’y aurait pas eu de revente à une tierce marine. Selon Bernard Prézelin, l’auteur de Flottes de combat, seules les marines du Canada, Brésil, de l’Afrique du Sud et de l’Inde auraient pu absorber ces quelques 40 000 tonnes.

 

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© Marine nationale. Un Chinook japonais sur le Dixmude lors d’un exercice trilatéral (France, Japon et Etats-Unis) les 16-17 mai 2015.

Les Mistral déplacent 16 500 tonnes à vide pour 21 500 tonnes à pleine charge. Avec 199 mètres de longueur, pour 32 de large, ils disposent d’un pont d’envol de 6400 m². Ils sont assez comparables aux 24 000 tonnes à vide des porte-avions Clemenceau et Foch (pont d’envol de 8800 m²) mais inférieurs au Charles de Gaulle (42 500 tonnes pour un pont d’envol de 12 000 m²)…

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