« The visit », hacking psychologique de masse ?

EchoRadar, toujours dans cette dynamique du « osons ! », collectionne pour vos cadeaux de Noël des articles inédits, sur des thèmes inédits. Sollicitée, je vous propose ici un article sur le docu-fiction intitulé « The Visit » [1] – véritable provocation et choc de masse (« Mass Contact ») -, qui invitent les Sciences Humaines et Sociales à se prononcer en matière de Défense, sur ce que pourrait être une gestion de crise associée à un état psychologique (voire psychiatrique) collectif anxieux ou « élationnel » [2].

Hommage à la Baleine - F.G. diplômée des Beaux Arts - EchoRadar 2015

Scénario d’entraînement : notre espèce humaine pourrait découvrir d’autres formes d’intelligence que la nôtre. Continue Reading

Share/Partage

Dossier Noël 2015 : Que la force soit avec vous…

Lorsqu’à Lyon Auguste et Louis Lumière firent la démonstration en 1895 de leur invention, un kinétographe amélioré, le monde venait de passer dans une autre dimension : celle de la cinématographie. Véritable laboratoire d’idées et de sensations, ce nouvel espace d’expression devait connaître un essor mondial et commercial. Hollywood, Cinecittà, Pinewood sont devenus les flambeaux adulés ou honnis de ce phénomène qui draine désormais chaque années plusieurs dizaines de millions de dollars avec pour record absolu le film de science-fiction Avatar (2009), produit et réalisé par James Cameron, totalisant une recette de… 2 731 068 853 $!

espace_echoradar

Le cinéma c’est une affaire mercatique. C’est aussi une affaire artistique et même philosophique. À travers lui, des mondes sont créés ou sublimés, et des pans entiers de l’imagination prennent forme. L’essor de la visualisation en trois dimensions depuis la fin des années 2000 accentue encore l’immersion, tout en étant une des meilleures démonstrations que les technologies de pointe sont employées efficacement par ce qui est devenue une industrie très rentable.

Et puis parfois la débauche d’effets spéciaux fait place à des œuvres plus sobres, plus discrètes, plus profondes, plus sombres, plus dérangeantes.

Continue Reading

Share/Partage

Armes miraculeuses, armes de rupture ? Wunderwaffen : le miracle n’est pas venu du ciel

Si le régime nazi incarne sans conteste le « mal absolu », l’histoire des sciences et des technologies pourrait cependant retenir de cette sombre période des avancées réelles et, parfois, des ruptures technologiques directement issues du conflit de la Deuxième guerre mondiale. Quelques projets emblématiques, parmi les innombrables à avoir été développés, auront durablement marqué les esprits durant la guerre et l’après-guerre. Si, presque immédiatement, les fusées V1 et V2 viennent à l’esprit, il existe pourtant une pléthore d’armes à être restées, pour la plupart, cantonnées dans quelques brillants cerveaux et aux tables à dessin.

Horten Ho IX (Source)

Pour d’autres, notamment dans le domaine aéronautique, les essais en vol voire une utilisation opérationnelle ont pu souligner la supériorité que ces armes, qualifiées de miraculeuses (“Wunderwaffen”), auraient apportées au IIIème Reich s’il ne s’était heureusement écroulé en 1945. Cet article cherche, à travers quelques exemples emblématiques, à illustrer la rupture que ces armes auraient pu entraîner dans le domaine aérien. Continue Reading

Share/Partage

Armes de rupture, armes miraculeuses ? Un dossier EchoRadar

Qu’y a-t-il de commun entre les “bouches à feu” (canons) françaises des victoires de Castillon (1453) et de Marignan (1515), les galéasses vénitiennes de la bataille de Lépante (1571), l’introduction du tank durant la Première guerre mondiale ou les fusées nazies V1 et V2 de la Deuxième guerre mondiale ? En apparence, il paraît difficile sinon impossible de répondre à une telle question. En apparence seulement ! Car, ce qui relie ces différentes inventions, c’est la rupture technologique qu’elles symbolisent et, pour leurs chefs militaires, le souhait – parfois l’utopie – de changer l’issue de la bataille sinon de la guerre par leur emploi.

sabre_laser

Cette rupture caressée, envisagée et, parfois, réussie, peut revêtir diverses formes sans être nécessairement tactiques ou même stratégiques au sens militaire. Toute technologie de rupture, aussi innovante soit-elle, n’entraîne pas nécessairement d’application concrète dans le domaine militaire. Une rupture sur un champ de bataille donné peut se révéler un handicap déterminant sur un autre champ de bataille. Le passage, au tournant du 21ème siècle, de conflits symétriques à des conflits de basse intensité et asymétriques procure de nombreux exemples. Ce qui nous offre là le second axe de notre dossier. Continue Reading

Share/Partage