James Bond, un fantasme

Les héros populaires sont populaires. Pas forcément véridiques. Ce n’est pas parce que des institutions qui définissent le « convenable » comme le New-York Times ou Le Monde publient des pleines pages sur Gérard de Villiers que SAS est vraiment un manuel de géopolitique, malgré la formule. Au moins n’est-il pas faux, ce qui n’est déjà pas mal. Disons pourtant qu’il y a mieux pour découvrir la situation géopolitique d’un pays, même si les ouvrages conseillés seront plus austères et moins affriolants, n’en déplaise à Chris Jones et Milton Brabeck, armés comme chacun sait de la puissance d’un porte-avions avec le cerveau d’une mouche. Au moins SAS tient-il le rôle d’un agent de terrain, faisant du ROHUM, quelque rocambolesques et peu crédibles que soient ses aventures.

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Ce n’est pas le cas de James Bond qui est tout sauf un espion. Ou alors, qu’est-ce qu’un espion ?

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Cinéma de guerre, guerre par le cinéma

Est née d’une fructueuse discussion avec mon camarade et complice Olivier Kempf, à l’occasion d’un jeu-concours à son initiative sur le cinéma de guerre, la réflexion que celui-ci pouvait être une forme d’influence particulière autant qu’un signal faible de projection de puissance internationale. En effet Olivier a remarqué que sur les films cités par les participants au jeu, la plupart – environ 80% – étaient américains.

Au-delà de cette réflexion sur l’américanisation, en surface du moins, du film de guerre, il appartient de faire une distinction entre le film « sur la guerre » et celui ayant la guerre comme toile de fond. L’objet et le décor se séparent ainsi, sans même parler de plusieurs autres variables comme le fait que la guerre évoquée appartienne à l’histoire nationale du pays producteur ou même l’époque plus ou moins lointaine à laquelle elle se situe.Cuirasse Potemkine

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Hunger Games : une tétralogie des jeux du cirque version dystopique

Avant d’être une série cinématographique ayant propulsé la carrière de Jennifer Lawrence, Hunger Games est avant tout une œuvre littéraire d’anticipation.

Hunger Games La Révolte

Née de l’imagination de l’auteur américain Suzanne Collins (1962) en 2008, la trilogie Hunger Games est une dystopie puisqu’elle évoque un futur proche post-apocalyptique où la nation de Panem est régie depuis une puissante capitale, le Capitole. Cette dernière imposant sa loi sur les États américains, les districts, au nombre de douze.

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« The visit », hacking psychologique de masse ?

EchoRadar, toujours dans cette dynamique du « osons ! », collectionne pour vos cadeaux de Noël des articles inédits, sur des thèmes inédits. Sollicitée, je vous propose ici un article sur le docu-fiction intitulé « The Visit » [1] – véritable provocation et choc de masse (« Mass Contact ») -, qui invitent les Sciences Humaines et Sociales à se prononcer en matière de Défense, sur ce que pourrait être une gestion de crise associée à un état psychologique (voire psychiatrique) collectif anxieux ou « élationnel » [2].

Hommage à la Baleine - F.G. diplômée des Beaux Arts - EchoRadar 2015

Scénario d’entraînement : notre espèce humaine pourrait découvrir d’autres formes d’intelligence que la nôtre. Continue Reading

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Dossier Noël 2015 : Que la force soit avec vous…

Lorsqu’à Lyon Auguste et Louis Lumière firent la démonstration en 1895 de leur invention, un kinétographe amélioré, le monde venait de passer dans une autre dimension : celle de la cinématographie. Véritable laboratoire d’idées et de sensations, ce nouvel espace d’expression devait connaître un essor mondial et commercial. Hollywood, Cinecittà, Pinewood sont devenus les flambeaux adulés ou honnis de ce phénomène qui draine désormais chaque années plusieurs dizaines de millions de dollars avec pour record absolu le film de science-fiction Avatar (2009), produit et réalisé par James Cameron, totalisant une recette de… 2 731 068 853 $!

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Le cinéma c’est une affaire mercatique. C’est aussi une affaire artistique et même philosophique. À travers lui, des mondes sont créés ou sublimés, et des pans entiers de l’imagination prennent forme. L’essor de la visualisation en trois dimensions depuis la fin des années 2000 accentue encore l’immersion, tout en étant une des meilleures démonstrations que les technologies de pointe sont employées efficacement par ce qui est devenue une industrie très rentable.

Et puis parfois la débauche d’effets spéciaux fait place à des œuvres plus sobres, plus discrètes, plus profondes, plus sombres, plus dérangeantes.

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