Le bastion du plateau continental

La politique déclaratoire du candidat Donald J. Trump laisse de nombreuses traces dans les perceptions européennes en attendant que le cadre diplomatique (entre réactions au nouveau style présidentiel et une impatience à peine dissimulée) soit arrêté.

© Inconnu.

Une partie de l’Europe atlantique craint de perdre le bénéfice de la dissuasion (tant conventionnelle que nucléaire) américaine et réfléchit tout haut à la pertinence d’une dissuasion européenne. En attendant de revenir à un probable statut quo, il s’ouvre un espace de manœuvre pour affermir un pilier européen dans l’Alliance Atlantique grâce à une des mesures envisageables : la constitution d’un bastion du plateau continental.

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Quelques réflexions dissuasives

Le numéro double d’été de la RDN consacré au nucléaire militaire est passionnant. On y picore pas mal d’idées. Car le débat bruyant organisé par les « opposants » ne va pas au vrai des problèmes. Entre l’inutilité de la dissuasion (alors que le monde réarme) ou l’éventuelle économie qu’apporterait la fin de la deuxième composante (sans comprendre la logique de Bercy : qui croirait qu’une baisse de budget nucléaire serait intégralement reversée au pot commun ? Heureusement, la remontée de la LPM a fait taire ce débat, sauf de la part de quelques politiciens qui n’ont pas compris grand chose), ils passent à côté beaucoup de notions essentielles et pas si controuvées.

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Par exemple : qui a noté que dans le discours d’Istres, prononcé par le PR en début d’année, il n’est question que d’avertissement ? L’adjectif ultime est passé à la trappe. Oh, B. Tertrais rappelle bien que le ministre de la défense a utilisé l’expression consacrée en novembre (« ultime avertissement ») mais voyez vous, entre le bon Dieu et ses saints, je préfère écouter le premier. Donc, avertissement. Sans plus de précision. Sous-entendant qu’il pourrait y en avoir plusieurs ?

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Armes miraculeuses, armes de rupture ? Pourquoi Hitler n’a pas eu la bombe atomique ?

Recension du livre de Nicolas CHEVASSUS-AU-LOUIS

« Au matin du 6 août 1945, la première bombe atomique de l’histoire explose sur Hiroshima, tuant sur le coup 75000 personnes. Des dizaines de milliers d’autres périront dans les jours, les mois, les années à venir des séquelles de leurs brûlures et de l’irradiation ».
Cette ultime démonstration de force des États-Unis a considérablement changé la donne stratégique de la Seconde guerre mondiale et de l’ensemble des conflits futurs. La frappe nucléaire devenant l’arme de dissuasion absolue, l’arme qui instaure la peur face à ce que pourrait être à nouveau une véritable catastrophe humaine.

9782717865936Les deux frappes nucléaires américaines des 6 et 9 août 1945 interviennent à la grande surprise des dix physiciens allemands prisonniers des Alliés à Farm Hall, maison sous écoute et lieu de l’opération Epsilon [1] .
Cet étonnement sincère démontre que l’élite scientifique allemande n’était donc pas intellectuellement prête de son côté à concevoir intégralement l’arme nucléaire malgré des recherches poussées dans cette matière. Ces écoutes révèlent également que les physiciens allemands eux-mêmes vont avancer toutes sortes d’explications au fait que l’Allemagne n’ait pas réussi à fabriquer avant les États-Unis la bombe nucléaire.
Pourquoi, (heureusement !), Hitler n’a pas eu la bombe atomique ? L’Allemagne nazie était-elle oui ou non en mesure de concevoir une bombe atomique durant la Seconde guerre mondiale ?
Le livre de Nicolas Chevassus-Au-Louis présente, du côté de l’Allemagne, les différents épisodes de la course à l’atome durant la Seconde guerre mondiale.

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