Cuirassé Lance-Engins Jean Bart

La refonte lance-missiles des cuirassés Richelieu (1940 – 1967) et Jean Bart (1940 – 1970), dans le prolongement de la reconstruction de la flotte de surface française après la Deuxième Guerre mondiale (1939 – 1945), aurait pu fournir deux vecteurs de surface pour la dissuasion nucléaire française.

© Jacques Marquet.

© Jacques Marquet.

La Marine nationale marquait un temps son intérêt pour le missile de croisière à charge nucléaire Regulus II et ne pouvait qu’avoir un avis sur le projet italien de croiseur Polaris.

 

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Le Porte-avions et son escorte : héritage, nécessité non-exclusive et bénéfice partagé

C’est l’argument « anti-porte-avions » vieux comme son apparition : le pont plat serait un système d’armes au rendement inefficace. Il faudrait constamment l’escorter par des navires dédiés aux menaces sous-marines et aériennes, voire d’autres puisqu’il faut bien traiter les mines, par exemple. Pire, la composition du groupe aérien embarqué du mastodonte implique son adaptation aux menaces les plus en pointes dans sa zone d’intervention. A écouter l’accusation, le groupe aéronaval n’existerait que pour se protéger.

 

Est-ce anormale qu’il soit impératif d’escorter le porte-avions ? Non, et l’opinion majoritaire devrait en convenir car l’exemple historique montre qu’une escorte est nécessaire pour toute unité à haute valeur ajoutée, si ce n’est pour tout système d’arme structurant (char de bataille, AWACS, etc.). Sur mer, c’est le terrible XIXe siècle qui donne naissance à toute la complexité de l’escorte navale.

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« Deux combats navals – 1914 » de Claude Farrère et Paul Chack – Coronel

Par cette fiche de lecture ce blog, véhicule du cyberespace de son auteur, évolue dans de nouvelles conditions. Pour ceux qui l’auront remarqué, le Fauteuil est désormais membre d’un nouveau webzine : EchoRadaЯ. Pour participer au premier dossier de ce nouveau webzine, ce blog va tenter de produire quelques billets sur l’état du monde (naval) en 1914. 

Débutons bien et mal en nous intéressant à Deux combats navals (1925, éditions Flammarion, 3 francs 75) de Claude Farrère et Paul Chack. Nous commençons bien car nous allons évoquer la bataille navale de Coronel (1er novembre 1914). Nous commençons mal car elle ne s’est pas produite pendant « l’été » de l’hémisphère Nord. Dans l’autre hémispère, et particulièrement dans le décor de cette bataille, le soleil c’est comme à Brest : un concept.

N’aggravons pas mon cas en ces temps troublés : nos deux auteurs ont eu une vie passionnante, si ce n’est plus. Sauf que Paul Chack, et nous y reviendrons plus tard, fut exécuté à la Libération. En l’état de mes connaissances, ce n’est pas un regret.
Il n’est pas anodin de préciser cela car à la lecture de l’ouvrage, le lecteur peut se rendre compte que la « race » est un concept bien ancré dans les esprits. Comment ne peut pas être surpris quand il est possible de lire dedans que l’Allemand n’est pas doué d’imagination ?

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