La cybersécurité en réalité virtuelle fusionne Ghost In The Shell et Matrix

Au cours d’une intervention policière, le Major Motoko Kusanagi revêt ses lunettes de réalité augmentée puis pénètre les réseaux numériques et pirate les androïdes ennemis à volonté. Pas d’écran noir. Pas de ligne de code. La « cyborgue » nipponne est immergée dans un univers cyberpunk proliférant d’interfaces 3D animées.

 

Source : ProtectWise


Depuis les années 1990, le manga Ghost In The Shell et les « japanimations » éponymes sont l’inépuisable gisement de la culture geek et du cinéma de science-fiction (Minority Report, I-Robot, Terminator, Matrix, AI, Tron, etc).

L’œuvre culte a grandement inspiré Scott Chaser, PDG et co-fondateur de ProtectWise. Cette société basée au Colorado (Etats-Unis) et spécialisée dans la cybersécurité, a conçu une solution d’interfaces utilisateur nommée Immersive Grid. Dans cet environnement virtuel, chaque élément connecté d’une entreprise (serveur, PC, smartphone, tablette, objet connecté, périphérique, etc) est représenté comme un bâtiment à l’intérieur d’une ville virtuelle. Les serveurs et terminaux de chaque département (marketing, comptabilité, logistique, ressources humaines, etc) forment un quartier ou une zone particulière au cœur d’une géographie urbaine.

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Snowden d’Oliver Stone

Le réalisateur américain Oliver Stone s’est fait une spécialité de produire/réaliser des métrages lorgnant distinctement vers l’approche documentaire, ce qui n’a jamais manqué de susciter d’âpres réactions d’experts et d’historiens sur les thèmes abordés (JFK, W., Alexandre, Wall Street, Platoon etc.). L’émergence d’une génération née au sein de la révolution informatique ne pouvait manquer de l’intéresser, à l’instar de David Fincher et son The Social Network portraiturant Mark Zuckerberg.

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Son choix se porta sur le souffleur d’alerte (whistleblower) américain Edward Snowden qui ébranla les autorités et institutions de son pays d’origine en 2013. En dépit de son thème, celui d’un espion de la National Security Agency qui est pris de stupeur puis de remords par les pratiques opérées par l’institution, Snowden ne s’adresse pas qu’à un public d’ingénieurs informaticiens ou d’experts en cybersécurité. Il vise le grand public : les propos techniques ne sont guère légion et l’avancée dans la trame est suffisamment explicite pour que le spectateur lambda ne s’en trouve pas plongé dans le brouillard. Même si, en dépit des 2 heures et 15 minutes de projection, il arrive que certains passages de la vie de l’analyste et programmeur soient passablement écourtés de manière limite.

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James Bond, un fantasme

Les héros populaires sont populaires. Pas forcément véridiques. Ce n’est pas parce que des institutions qui définissent le « convenable » comme le New-York Times ou Le Monde publient des pleines pages sur Gérard de Villiers que SAS est vraiment un manuel de géopolitique, malgré la formule. Au moins n’est-il pas faux, ce qui n’est déjà pas mal. Disons pourtant qu’il y a mieux pour découvrir la situation géopolitique d’un pays, même si les ouvrages conseillés seront plus austères et moins affriolants, n’en déplaise à Chris Jones et Milton Brabeck, armés comme chacun sait de la puissance d’un porte-avions avec le cerveau d’une mouche. Au moins SAS tient-il le rôle d’un agent de terrain, faisant du ROHUM, quelque rocambolesques et peu crédibles que soient ses aventures.

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Ce n’est pas le cas de James Bond qui est tout sauf un espion. Ou alors, qu’est-ce qu’un espion ?

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Cinéma de guerre, guerre par le cinéma

Est née d’une fructueuse discussion avec mon camarade et complice Olivier Kempf, à l’occasion d’un jeu-concours à son initiative sur le cinéma de guerre, la réflexion que celui-ci pouvait être une forme d’influence particulière autant qu’un signal faible de projection de puissance internationale. En effet Olivier a remarqué que sur les films cités par les participants au jeu, la plupart – environ 80% – étaient américains.

Au-delà de cette réflexion sur l’américanisation, en surface du moins, du film de guerre, il appartient de faire une distinction entre le film « sur la guerre » et celui ayant la guerre comme toile de fond. L’objet et le décor se séparent ainsi, sans même parler de plusieurs autres variables comme le fait que la guerre évoquée appartienne à l’histoire nationale du pays producteur ou même l’époque plus ou moins lointaine à laquelle elle se situe.Cuirasse Potemkine

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Dossier Noël 2015 : Que la force soit avec vous…

Lorsqu’à Lyon Auguste et Louis Lumière firent la démonstration en 1895 de leur invention, un kinétographe amélioré, le monde venait de passer dans une autre dimension : celle de la cinématographie. Véritable laboratoire d’idées et de sensations, ce nouvel espace d’expression devait connaître un essor mondial et commercial. Hollywood, Cinecittà, Pinewood sont devenus les flambeaux adulés ou honnis de ce phénomène qui draine désormais chaque années plusieurs dizaines de millions de dollars avec pour record absolu le film de science-fiction Avatar (2009), produit et réalisé par James Cameron, totalisant une recette de… 2 731 068 853 $!

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Le cinéma c’est une affaire mercatique. C’est aussi une affaire artistique et même philosophique. À travers lui, des mondes sont créés ou sublimés, et des pans entiers de l’imagination prennent forme. L’essor de la visualisation en trois dimensions depuis la fin des années 2000 accentue encore l’immersion, tout en étant une des meilleures démonstrations que les technologies de pointe sont employées efficacement par ce qui est devenue une industrie très rentable.

Et puis parfois la débauche d’effets spéciaux fait place à des œuvres plus sobres, plus discrètes, plus profondes, plus sombres, plus dérangeantes.

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