Affirmation du rang de la France : le GAn dans les océans Indien et Pacifique ?

La Marine nationale fournissait, au titre de l’effort de guerre contre le groupe dit « Etat Islamique » et les forces de Bachar El-Assad, le GAn (Groupe Aéronaval), centré sur le porte-avions Charles de Gaulle, comme outil de diplomatie navale afin de tenter d’influencer la décision à terre pour reprendre les cheminements stratégiques de Julian S. Corbett et du général Beaufre.

© Etat-major des Armées/Marine nationale.

Toutefois, eu égard à la modeste activité aérienne française, comparativement à l’intervention russe, nous proposons de nous interroger sur la pertinence de l’emploi du GAn quand des croisières à destination de l’Inde, de l’Australie, de la Chine ou du Japon auraient pu paraître plus efficaces sur le plan politique.
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Actualisation de la LPM (2014-2019) : 485 524 tonnes pour Marine Horizon 2025 ?

Le lendemain du premier tir d’un MdCN par la frégate Aquitaine (en lieu et place de la Normandie), le projet de loi pour l’actualisation (prévue depuis fin 2014 de mémoire) de la loi de programmation militaire 2014-2019 paraît. Si la certitude budgétaire de la défense militaire de la France est à la hauteur du brouillard de la guerre de Clausewitz, reconnaissons au moins l’effort. En supposant que ce gouvernement respecte tous ses engagements financiers  pour la Défense nationale d’ici à 2017, ce serait bien une première depuis 1962 ou 1945.

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© L.Bernardin/Marine Nationale. Le premier tir d’un missile de croisière depuis une unité de surface en Europe (19/05/2015).

Nous trouvons toutes les informations dans le document mis en ligne par le ministère et que vous pouvez lire.

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Le Porte-avions et son escorte : héritage, nécessité non-exclusive et bénéfice partagé

C’est l’argument « anti-porte-avions » vieux comme son apparition : le pont plat serait un système d’armes au rendement inefficace. Il faudrait constamment l’escorter par des navires dédiés aux menaces sous-marines et aériennes, voire d’autres puisqu’il faut bien traiter les mines, par exemple. Pire, la composition du groupe aérien embarqué du mastodonte implique son adaptation aux menaces les plus en pointes dans sa zone d’intervention. A écouter l’accusation, le groupe aéronaval n’existerait que pour se protéger.

 

Est-ce anormale qu’il soit impératif d’escorter le porte-avions ? Non, et l’opinion majoritaire devrait en convenir car l’exemple historique montre qu’une escorte est nécessaire pour toute unité à haute valeur ajoutée, si ce n’est pour tout système d’arme structurant (char de bataille, AWACS, etc.). Sur mer, c’est le terrible XIXe siècle qui donne naissance à toute la complexité de l’escorte navale.

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