Sunway TaihuLight, l’ordinateur le plus puissant du monde est chinois

La Chine confirme sa position de leader mondial en matière de calcul haute performance

20 juin 2016 – Le supercalculateur chinois Sunway TaihuLight vient de détrôner Tianhe-2, l’ancien champion mondial du calcul haute performance (HPC), lui aussi chinois, dans le classement TOP500 [1] des 500 ordinateurs les plus puissants du monde. Construit en Chine à partir de technologies chinoises, Sunway TaihuLight affiche aujourd’hui une puissance de calcul record de 93 pétaFLOPS, ce qui représente 93 quadrillions d’opérations à la seconde soit 93 fois 10 à la puissance 15 (93 millions de milliards) opérations par seconde…

Sunway TaihuLight N1

Sunway TaihuLight – NSC Wuxi – Chine

Il améliore ainsi d’un facteur 3 l’ancien record de son cousin Tianhe-2 qui atteignait les 33,86 pétaFLOPS en 2013. L’unité de mesure de la puissance de calcul des ordinateurs s’exprime en FLOPS, acronyme anglo-saxon de FLoating point Opérations per Second, opérations à virgule flottante par seconde. On notera que la puissance de calcul de Sunway TaihuLight reste 150 fois moins élevée que celle du réseau de minage utilisé pour le fonctionnement de la crypto monnaie Bitcoin. La puissance de calcul de ce réseau de machines atteint les 15 000 exaFLOPS en juin 2016. Toutefois, cette puissance qui est obtenue à partir d’un grand nombre d’ordinateurs mis en réseau n’offre pas les mêmes fonctionnalités qu’une machine comme Sunway TaihuLight, nativement dédiée au calcul haute performance et à la simulation numérique. Sunway TaihuLight mérite donc son titre de champion du monde dans la catégorie HPC.

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La sécurité informatique absolue n’existe pas !

On entend souvent dire que la sécurité absolue en matière d’informatique n’existe pas. Ceux qui prononcent cette phrase ne savent pas forcément justifier cette vérité qui s’appuie avant tout sur un résultat purement mathématique.

Alan Turing et machines

Il peut être utile et agréable (car le côté esthétique de la preuve est bien présent) de reproduire sa démonstration mathématique. Il s’agit d’une preuve standard bien connue des étudiants des Masters en informatique – calcul formel – cryptographie. Elle est suffisamment courte et simple pour être lue et comprise par un lecteur non spécialiste doté d’un bac scientifique. Elle ne nécessite aucun pré-requis particulier et c’est là tout son charme ! Le cryptologue français David Naccache (ENS Paris) l’utilise régulièrement dans ses interventions sur la sécurité numérique et parvient à la présenter de manière « décontractée » sans pour autant perdre la rigueur mathématique en cours de route. C’est une performance assez rare pour être soulignée. Prouvons maintenant que la sécurité absolue en informatique n’existe pas.

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