L’ECHO DU MOIS AVEC CYRIL COLIN – CEO d’ELUM

Cyril Colin est le co-fondateur et le directeur général de la société ELUM Energy, porteur du projet eNergy qui est un logiciel d’intelligence artificielle de pilotage et de contrôle prédictif d’un système de stockage d’énergie couplé à un système de production photovoltaïque. Cette solution s’adresse aux acteurs industriels des pays en voie de développement souhaitant bénéficier d’une fourniture d’électricité fiable, locale et adaptée à leur besoin dans le cadre d’une autoconsommation partielle.

1. Le système d’optimisation à base de photovoltaïque permettra-t-il de se diriger vers une autonomie locale ou n’est-il qu’un appoint à l’approvisionnement par d’autres ressources énergétiques?

Tout à fait, le fait de coupler production locale photovoltaïque et stockage d’énergie sous forme de batteries (tous deux rendus possibles par une forte baisse de leur coût de production : division par 4-5 au cours des 5 dernières années) permet de changer la vision du réseau de demain. Cela permet d’envisager à terme un réseau composé de bâtiments quasiment autonomes capables de s’échanger de l’énergie en temps réel en fonction des réserves et besoins de chacun.

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L’Echo du bocal avec Doron Lévy

Fidèles lecteurs d’EchoRadar, en ces premiers jours de l’année, notre blogzine poursuit sa mue. Après son extension à d’autres blogueurs, voici en avant-première le tout nouvel « Echo du bocal ». Peu de changements avec la ligne éditoriale de l’Echo du mois, mais la mensualisation ne fonctionnant correctement que pour les impôts (peu de doute qu’ils oublient…), notre publication devient aléatoire. Pour le reste, « nous vous en mettons un ramequin, vous vous ferez une idée »

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Nous accueillons aujourd’hui Doron Lévy, criminologue, l’actualité et les débats actuels mettant encore plus en exergue ses propos.

Question 1 : Comment voyez-vous l’évolution de la criminalité dans un  monde de plus en plus cybernétisé ? Le cybercrime étatisé est-il le seul qui pourra être de grande ampleur ?

Les évolutions rapides des technologies et la mondialisation grandissante ont favorisé l’expansion des activités criminelles, souvent difficiles à déceler et utilisant de nouvelles formes d’anonymat. La prévention et la lutte contre ces nouveaux crimes émergents représentent donc un nouveau défi. La seule chose de sûre, c’est que le crime évolue et s’adapte continuellement. Le crime a toujours été un « poisson pilote » de la société.

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L’Echo du mois avec Nicolas Bouzou – Penser l’innovation

Economiste et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages de référence en économie, intervenant régulièrement dans le débat public, Nicolas Bouzou vient de publier un ouvrage intitulé « L’Innovation Sauvera le Monde ».

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Votre dernier essai intitulé « L’innovation sauvera le monde » vient d’être publié chez Plon. Ce titre  témoigne d’une vision optimiste du futur que vous modérez dès la première page de votre ouvrage par un second titre moins « vendeur » et plus pessimiste : « Comment l’innovation contribue à la montée de l’extrémisme et du fondamentalisme ». Quelles sont les pistes à suivre pour que l’innovation ne provoque pas plus de turbulences qu’elle n’apporte de solutions ?

L’innovation génère forcément des turbulences et des crises. C’est l’essence même du processus de destruction-créatrice schumpétérien. La question n’est pas de les éviter car c’est impossible, mais de faire en sorte qu’elles soient acceptées par le corps social et non pas rejetées, ce rejet prenant notamment la forme du nationalisme politique et du fondamentalisme religieux, deux forces très puissantes dans notre monde contemporain. Deux éléments sont nécessaires. D’une part, une politique publique articulée autour de la flexibilité et de la formation qui donne des perspectives aux victimes de la destruction-créatrice. D’autre part un socle philosophique de croyances qui renforce l’attrait de la démocratie libérale qui caractérise la civilisation occidentale. Comme je le montre dans le livre, nous avons à ce titre tout à la fois besoin d’une spiritualité (c’est la question du sens de ces innovations) et de valeurs (c’est la question de la régulation de ces innovations).

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L’Écho du mois avec Mickaël Gandecki : #FinTech et #Foodtech

Après avoir été diplômé de l’ENSEA, Mickaël a été employé au Grand-Duché du Luxembourg pour développer des algorithmes intelligents basés sur une approche neuro-mimétique à destination de l’industrie financière. Ensuite, il a travaillé principalement pour le Ministère des Finances en Belgique sur la transformation de leur parc d’application métier. Depuis plus d’un an, il développe une solution unifiée autour des nouvelles réglementations qui vont impacter les banques et les gestionnaires d’actifs tout en observant un basculement vif du marché vers les technologies basées sur la Blockchain.

Photo Mickaël Gandecki

En 2016, Mickaël lance myfood pour permettre aux particuliers de produire leur propre alimentation en alliant l’aquaponie à la permaculture.

 

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L’ECHO DU MOIS AVEC ALEXANDRE LACROIX – LA PHILOSOPHIE APPLIQUEE AUX NOUVELLES TECHNOLOGIES

Né en 1975, Alexandre Lacroix est directeur de la rédaction de Philosophie Magazine depuis le lancement du journal, en 2006. Il est enseignant à Sciences-Po Paris depuis 1998 ; il y donne actuellement des cours d’écriture créative. Il dirige depuis 2012 la collection « Les Grands Mots », publiant des essais philosophiques contemporains, aux éditions Autrement.

Ecrivain, Alexandre Lacroix a publié quinze essais et romans. Parmi les essais : Ce qui nous relie (Allary éditions, 2016) traite de la manière dont le Web a modifié nos vies et du changement de civilisation provoqué par les nouvelles technologies ; Comment vivre lorsqu’on ne croit en rien ? (Flammarion, 2014) est un éloge de la tradition des sceptiques antiques, et une tentative pour proposer une morale sceptique adaptée aux enjeux de notre temps.

alexandre lacroix

Parmi les romans : L’Homme qui aimait trop travailler (Flammarion, 2015) est une fable sur l’addiction au travail et une réflexion sur l’aliénation ; Voyage au centre de Paris (Flammarion, 2013) est une exploration poétique et littéraire de la géographie parisienne ; L’Orfelin (Flammarion, 2010) un livre très personnel sur l’enfance. 

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L’Echo du mois avec Philippe Perrin – De l’espace à l’avion du futur

Philippe Perrin est diplômé de l’Ecole Polytechnique. En 1985, il rejoint l’Armée de l’Air où il devient successivement pilote de reconnaissance sur Mirage F1-CR, pilote d’essais, chef des opérations de l’escadron de chasse 01/002 Cigognes à Dijon, sur Mirage 2000 et enfin, pilote de marque 2000-5 au Centre d’essais en vol. Sélectionné comme candidat spationaute en 1990, il suit à la Cité des Etoiles (CPK), un stage d’initiation au système spatial russe (Soyouz-TM, station MIR et activités extravéhiculaires). Envoyé en août 1996 à Houston, il obtient sa qualification d’astronaute spécialiste de mission. Responsable de l’amélioration de certains systèmes à bord de la navette américaine, Philippe Perrin est ensuite affecté à la mission STS-111 sur la navette Endeavour du 5 au 19 juin 2002 et à bord de l’ISS depuis laquelle il effectue trois sorties extravéhiculaires. Depuis 2006, Philippe Perrin est pilote d’essais chez Airbus, où il participe à tous les développements des appareils récents, en intervenant notamment en tant qu’expert « Systèmes Commandes de vol. »

Photo de Philippe Perrin

Pilote d’essais chez Airbus depuis 2004, envisagez-vous un jour le transport aérien commercial sans pilotes ?

Avec le temps, on peut tout imaginer, et généralement d’ailleurs, se tromper sur à peu près tout. Ce que je sais assurément en tant que pilote d’essais c’est que même si beaucoup trop d’accidents sont aujourd’hui causés par des membres d’équipages, un nombre incalculable d’accidents est chaque jour évité grâce à ces mêmes équipages. Comment apprendre à un avion à éviter des oiseaux au décollage ? Comment apprendre à un avion à se poser sur l’Hudson River après avoir avalé dans ces moteurs ces mêmes oiseaux ? Comment piloter un avion quand les automatismes sont en panne ? En automatique, tout problème a une solution, mais également un coût, et il me semble que pour très longtemps encore il sera moins cher de laisser un pilote dans l’avion ; considération financière à laquelle il faut rajouter la défiance des passagers laissés aux bons soins du seul pilote automatique ou, en cas de reprise des commandes depuis le sol, la gestion des risques terroristes à distance.

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L’Echo du mois avec Franck Latxague – La robotique selon H+ Magazine

Franck Latxague, ingénieur de formation, est Directeur de la publication Online pour H+ Magazine. Pendant six ans, il a accompagné les donneurs d’ordre français de l’industrie aéronautique et de défense dans leur stratégie média digitale. Il co-fonde en 2012 le premier média français dédié à la robotique, à l’intelligence artificielle et aux systèmes autonomes.

Photo Franck Latxague

 

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L’Echo du mois avec Sébastien Stenger – les méthodes de management des cabinets d’audit et de conseil

L’Écho du mois permet d’échanger, au travers d’une interview,  avec des personnalités dont l’action s’inscrit dans les thèmes relatifs à la stratégie, à ses diverses variantes, à ses évolutions technologiques et à leur influence sur celle-ci.

Sébastien Stenger, titulaire d’un doctorat d’HEC Paris, est enseignant chercheur dans une école de commerce à Paris (ISG) et à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et professeur visitant à l’ESSEC. Sa thèse de sociologie du travail porte sur les méthodes de management des cabinets d’audit et de conseil dits « Big Four ».

Sébastien, vous êtes depuis cet été docteur en sociologie, pouvez- vous nous présenter de façon synthétique votre thèse?

J’ai travaillé sur les grands cabinets d’audit et de conseil appelés « Big Four » (EY, PricewaterhouseCoopers, Deloitte et KPMG). Ces cabinets ont une implantation internationale et sont très influents dans le monde économique via leur activité de conseil et via le remplacement de leurs anciens salariés à des postes de direction chez leurs clients. Leur dispositif de développement du personnel appelé « system up or out » et permettant de sélectionner les meilleurs salariés m’a particulièrement intéressé. En quoi consiste-t-il ? Chaque année une nouvelle promotion de « collaborateurs » tous juste diplômés est recruté au premier grade : ils doivent gravir les échelons chaque année ou à défaut à quitter le cabinet (« up or out »). Au terme de ce parcours d’apprentissage 2 à 3% des auditeurs peuvent devenir associés propriétaires d’une partie du capital de l’entreprise.

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