Les Mongols et le renseignement : guerre du Kharezm

En 1218, l’empire Khwarezm [1] est dirigé par le sultan Ala ad-Din Muhammad. Cet État puissant s’étend sur l’Afghanistan, le Turkménistan et l’Iran actuels. Il se compose d’environ 20 millions d’habitants [2], principalement turcs, iraniens, afghans et arabes, répartis sur 3 millions de km2. Les deux villes de Boukhara et de Samarkand étaient parmi les plus grandes et les plus prospères villes du monde médiéval. Cet empire est toutefois de constitution récente (1194) et sous la domination du pouvoir d’un « maître improvisé », issu d’une famille régnante divisée. Il est doté d’une armée de mercenaires recrutés au hasard [3]. Il va disparaître sous les coups de son puissant voisin, l’empire mongol.

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Les 11 cuirassés de 40 000 tonnes

Une courte mention dans l’un des articles de Robert Dumas (« Les cuirassés « Dreadnought » en France de 1907 à 1921 – Première partie », La nouvelle Revue maritime, n°398, janvier-février 1986) permet la découverte d’un type de cuirassés envisagé par l’État-Major Général (EMG) de la Marine nationale après la Grande guerre (28 juillet 1914 – 11 novembre 1918).

© 2007- 艦艇写真のデジタル着彩 Atsushi Yamashita.

La ratification puis la signature du traité naval de Washington (voir, par exemple, à ce sujet : Hervé Coutau-Bégarie, Le Désarmement naval, Paris, Économica, 1995, 352 pages)  après la conférence éponyme (12 novembre 1921 au 6 février 1922) clôt ce programme qui nous semble réapparaître avec les 35 000 tonnes français.

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TOW, le missile phare du conflit syrien: de la genèse à la techno-guérilla

Le conflit syrien a révélé au grand public les missiles antichars guidés opérables par le combattant à pied. Les médias anglophones les nomment « ATGM » – Anti Tank Guided Missiles – ou tout simplement « TOW », faisant l’amalgame entre ce système américain et les nombreux autres qui s’en sont inspirés. Les groupes armés publient régulièrement sur Internet des vidéos illustrant ces matériels en action. Leur provenance varie : pris à l’ennemi, fournis plus ou moins directement par une puissance étrangère, ou encore acquis – par le racket, de vive force ou moyennant paiement – auprès de groupes en possédant. Ces systèmes d’armes étaient peu médiatisés avant ce conflit, bien qu’en service depuis plusieurs décennies dans de nombreuses armées régulières de par le monde.

Un rebelle de l’Armée Syrienne Libre guide un missile TOW. On distingue, à l’avant du tube, les fils qui relient le missile en vol au poste de tir et de guidage. Province de Lattaquié, le 31 mars 2014.

Mais en Syrie, ils ont acquis une dimension particulière car ils permettent en effet à des groupes non-étatiques de renverser localement le rapport de force en mettant hors de combat, avec une relative facilité, certains attributs classiques de la puissance militaire : véhicules blindés, positions de combat fortifiées, et même des hélicoptères posés ou en vol lent à basse altitude. Le but de cet article est de faire comprendre le fonctionnement de ces matériels à un public pas forcément au fait des subtilités techniques de la chose militaire. Le missile américain BGM-71 TOW, fourni par Washington à certains groupes armés syriens, sera l’épine dorsale de cette étude. La documentation technique officielle le concernant (1) est abondante, et son mode de fonctionnement est partagé par la majeure partie des missiles antichars portatifs impliqués dans le conflit. Mais d’abord, opérons une brève rétrospective.

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La marche (stratégique) vers l’unité

À l’intérieur du café Pouchkine, bien au chaud, alors que la place rouge était banche, Vladimir se réjouissait silencieusement en attendant son invité. Sa grande œuvre, celle pour laquelle il avait agi sans que personne ne la remarque était proche du but. Un grommellement interrompit sa délectation prémonitoire. « Kiril, ta gueule ! » lança-t-il fort peu aimablement. Le patriarche se rembrunit en se disant qu’il valait mieux faire encore profil bas.

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Tout à son bonheur anticipé, Vladimir se souvenait de la genèse de l’histoire. Incognito. Ou presque. Ses frères du KGB avaient fait partir du café les touristes et les avaient remplacés. Seuls des marmules étaient maintenant assis aux tables. Un plaisantin avait demandé en passant si c’était bien ici qu’avait lieu le rassemblement pour la préparation de la prochaine gay pride. Vladimir n’avait pas eu besoin de froncer les sourcils que l’importun était déjà emporté par les flots de la Moskova, cloué à l’iceberg qui avait entraîné la perte du Titanic. L’entraînement du FSB n’avait rien perdu de son efficacité se dit Vladimir.

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Le plus grand roi de la terre et ses deux enfants

Il était une fois le plus grand royaume de la terre. Son roi était un homme élégant et plein de charme, un prince charmant en quelque sorte, son roi devait partir après huit ans de règne. Il avait été élevé dans les îles, à l’ouest du royaume, et son règne avait été marqué par son rêve des terres au-delà de l’océan, là où le soleil se couche.

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C’était aussi un roi pacifique. Il avait refusé de poursuivre les guerres que son prédécesseur avait engagées au levant et s’était efforcé d’y mettre fin, retirant ses armées, disant à ses généraux plein de bravoure qu’il y a plus grande gloire à faire la paix qu’à poursuivre les horions. Mais il était roi et devait défendre les intérêts du royaume. Aussi tenta-t-il de parlementer, envoyant force légats à travers les contrées…  Continue Reading

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Vseslav de Polotsk et Dovmont de Pskov, princes russes de légende

La Russie médiévale, méconnue du grand public francophone, ne manque pas de hauts faits et de personnages passés au statut de légende dans les chroniques et contes. Parmi tant d’exemples, deux peuvent être cités pour leur importance dans l’Histoire Rus’ : Vseslav de Polotsk et Dovmont de Pskov.

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Dovmont de Pskov

Tous deux surent lutter contre l’adversité avec des fortunes diverses, et marquèrent leur époque et l’avenir en asseyant l’indépendance des territoires leur étant assujettis.

I Vseslav, le Prince Sorcier 

Vseslav de Polotsk (1039-1101) fut l’une de ces figures ayant marqué les esprits et désormais célébré sur les terres du Bélarus. À Polotsk comme il se doit, là où il régna et mourut, là où la gloire l’inscrivit sur les tablettes de l’Histoire et où la tradition populaire en fit un mythe national.

Ce souverain passa à la postérité sous bien des dénominations, Vseslav de Polotsk (ou de Kiev est-il parfois couché) étant la plus neutre. Mais il est aussi possible d’y trouver des références en tant que Vseslav le Sorcier ou le Prophète. Une manière de camper le personnage…

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Éthique de conviction

Max Weber, bien qu’avocat et docteur en droit, est considéré comme un des fondateurs de la sociologie. Signataire du traité de Versailles en 1918 et ayant participé à la rédaction de la constitution de Weimar, il est aussi (plus ?) célèbre pour avoir énoncé que l’État a le monopole de la violence légitime (ce qui, au passage, est une drôle de manière de définir l’État, car énoncer que sa caractéristique essentielle est la violence ne donne pas confiance…) et pour avoir distingué l’éthique de conviction de celle de responsabilité dans son ouvrage Le savant et le politique. L’actualité nous montre une illustration de cette dichotomie.

Pour Weber donc, il y a deux éthiques de l’action politique, l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité. Plutôt que de gloser sur ces termes et de les paraphraser, autant revenir à la source :

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L’Echo du mois avec Nicolas Bouzou – Penser l’innovation

Economiste et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages de référence en économie, intervenant régulièrement dans le débat public, Nicolas Bouzou vient de publier un ouvrage intitulé « L’Innovation Sauvera le Monde ».

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Votre dernier essai intitulé « L’innovation sauvera le monde » vient d’être publié chez Plon. Ce titre  témoigne d’une vision optimiste du futur que vous modérez dès la première page de votre ouvrage par un second titre moins « vendeur » et plus pessimiste : « Comment l’innovation contribue à la montée de l’extrémisme et du fondamentalisme ». Quelles sont les pistes à suivre pour que l’innovation ne provoque pas plus de turbulences qu’elle n’apporte de solutions ?

L’innovation génère forcément des turbulences et des crises. C’est l’essence même du processus de destruction-créatrice schumpétérien. La question n’est pas de les éviter car c’est impossible, mais de faire en sorte qu’elles soient acceptées par le corps social et non pas rejetées, ce rejet prenant notamment la forme du nationalisme politique et du fondamentalisme religieux, deux forces très puissantes dans notre monde contemporain. Deux éléments sont nécessaires. D’une part, une politique publique articulée autour de la flexibilité et de la formation qui donne des perspectives aux victimes de la destruction-créatrice. D’autre part un socle philosophique de croyances qui renforce l’attrait de la démocratie libérale qui caractérise la civilisation occidentale. Comme je le montre dans le livre, nous avons à ce titre tout à la fois besoin d’une spiritualité (c’est la question du sens de ces innovations) et de valeurs (c’est la question de la régulation de ces innovations).

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