How the Trump stole Christmas

Il était une fois le plus grand, le plus puissant, et surtout le plus riche royaume du monde. On y avait pris l’habitude de dépenser sans compter le trésor de l’Etat, à tel point que certains considéraient même dans les grandes manufactures du pays qu’un Noël par an ne suffisait plus, et que l’on pourrait en célébrer un deuxième, un troisième, voire un quatrième. En effet, les principaux bénéficiaires de cette boulimie industrielle n’étaient autre que les fabricants de jouets. Jouets pour enfants… jouets pour adultes surtout. Aussi bien que plus personne ne ressentait le besoin de croire à l’illustre Père Noël… le royaume se suffisait bien à lui-même, et pouvait même combler les besoins de ses nombreux alliés !

Depuis des décennies, chacun des illustres dirigeants du royaume avait pris l’habitude de commander des centaines, des milliers parfois, d’objets flattant la toute puissance de leur nation. Les usines tournaient à plein régime, facturant au prix fort auprès de la Grande Maison Blanche (le palais d’où était dirigé le royaume) des produits luxueux qui la feraient rayonner de par le monde, bien au delà de ses frontières. Il en était ainsi depuis plus d’un demi-siècle alors que brusquement… le vent tourna. Et personne ne fut en mesure de le présager.
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Quand la France explorait la piste du Mirage à décollage vertical

Le AV-8B Harrier est un avion mythique. Pourquoi ? Tout simplement car il est le plus opérationnel de tous – et ils sont peu nombreux – les avions à décollage vertical jamais conçus. Même son successeur spirituel, l’ultramoderne F-35B, connaît toutes les difficultés à rassurer ses concepteurs… et acquéreurs.
Les STOVL (Short TakeOff/Vertical Landing), ou ADAV en français, aussi innovants soient-ils, restent une option originale que la France a choisi de ne pas valider. Elle en a pourtant exploré les possibilités il y a un demi-siècle déjà.

 

Peut-être avez vous déjà aperçu ces graphiques faisant l’inventaire des porte-aéronefs des marines de guerre du monde entier, où l’on découvre, avec étonnement parfois, que des nations comme l’Italie ou l’Espagne disposent ou disposaient encore récemment de « porte-avions ».

Encore faut-il aujourd’hui s’accorder sur ce qu’est vraiment un porte-avions. Pas de porte-avions au sens classique avec catapultage comme le Charles De Gaulle, mais des navires porte-aéronefs, plus proches de nos BPC de classe Mistral.

Ces bâtiments sont équipés pour recevoir des hélicoptères bien sûr, mais aussi des avions de chasse d’un genre particulier, à décollage court ou vertical.

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Un grand pays doit envoyer des hommes dans l’espace

Ça y est, le français Thomas Pesquet a débuté sa mission de six mois dans la Station Spatiale Internationale, en orbite à 400 km au dessus de nos têtes. Cela faisait presque une décennie qu’un français n’était pas allé dans l’espace. Voilà un écart de temps bien trop long.

Les 10 spationautes français. Vincent Capman pour Paris Match.

C’était le « buzz » de la semaine – malgré la grosse actualité politique – le départ de Thomas Pesquet pour la station spatiale internationale, l’ISS. Le lanceur russe avec à son bord la capsule Soyouz et les trois astronautes (une américaine, un russe, un français) a décollé de Baïkonour au Kazakhstan jeudi à 21h20, sans aucune difficulté.

S’en sont suivies 48H de vol pour « rattraper » l’orbite de l’ISS, puis enfin, après une délicate manœuvre d’abordage… c’est le contact ! Et l’accueil des nouveaux arrivants par les trois astronautes déjà présents.

Comme je le disais, cela faisait presque une décennie qu’un français (Leopold Eyharts) n’était pas monté à bord de l’ISS, ou même allé dans l’espace tout simplement. Il était donc temps !

Car oui, il est selon moi inconcevable qu’une grande nation – ou du moins qui se revendique comme telle – membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies, et qui plus est sur le podium de celles qui investissent le plus dans les programmes spatiaux… n’envoie pas régulièrement des hommes dans l’espace.

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L’Amérique du Président Trump, notre premier partenaire stratégique

Les années Obama auront vu ce que je nommerai sans aucun doute l’apogée de la coopération militaire franco-américaine. Une politique du « Leading from behind », qui combinée à un essoufflement stratégique britannique, aura donc vu la France être choisie comme le partenaire de confiance de la première puissance mondiale. 

Les questions que l’on peut légitimement se poser après l’élection de Donald Trump comme « Commander in Chief » sont les suivantes: cette position peut-elle tenir ? Va t-elle tenir ? Doit-elle tenir ?

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