About Brexit

Un récent voyage à Londres (fin 2016) a permis de recueillir auprès d’expatriés français chefs d’entreprise, quelques idées sur le Brexit. Les voici exposées. Pour une bonne compréhension de l’article, il ne faut pas oublier la date à laquelle ces propos ont été tenus.

Les raisons du Brexit (2016 – 2020)

Depuis le référendum, le peuple anglais a encore plus envie de quitter l’UE, car la démocratie est très ancrée dans le pays : la décision du peuple doit être respectée. Les Britanniques sont prêts à souffrir pour une cause même s’ils ne la partagent pas, ils l’ont d’ailleurs prouvé lors du Blitz où les Britanniques n’étaient initialement pas tous  anti-Allemands.

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L’Angleterre a toujours été réservée face à l’Europe, elle a d’ailleurs toujours combattu les alliances européennes au cours de son histoire. Nombre de ses hommes politiques ont toujours estimé que l’avenir du pays résidait dans le Commonwealth. De plus, la Grande-Bretagne a toujours vu l’Europe comme une création commerciale et non politique. Si elle a poussé à l’élargissement de l’UE, c’était pour faire des affaires et diminuer la dimension politique de l’UE.
Enfin, le parti conservateur a toujours eu un courant pro-européen et un courant anti-européen auquel appartient Theresa MAY. L’affrontement entre ces deux tendances a culminé lors du référendum, qui était d’ailleurs une des mesures du manifeste politique du parti conservateur.

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SAIP, le retour de l’anomalie

J’ai exposé, dans un précédent billet, quelques éléments montrant que SAIP ne pouvait fonctionner correctement en juin 2016. J’avais pointé la précipitation, l’absence de redondance, la malchance et la qualité de service.

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Une récente discussion avec une personne qui était proche du projet, conjuguée à la publication de deux articles (ici et ), m’incitent à revenir sur ce qui ne pouvait être qu’une catastrophe annoncée. Ce qui pose également la question de l’aptitude du ministère de l’Intérieur à manager avec le numérique

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Nouvelle armée

Il y a quelques temps déjà, le blog informatiques orphelines a publié cet article que nous reproduisons avec son aimable autorisation.

Plaidoyer, demander, militer pour une armée nouvelle est un marronnier de la littérature militaire ou de la littérature qui se pense telle. Jaurès a écrit « l’armée nouvelle », après l’armistice de 1940 le gouvernement a recruté des membres pour son armée nouvelle, le commandant La Vardière a écrit « Pour une armée nouvelle » en 1957, bref, la nouveauté est classique.

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Connaissant sûrement ses classiques, l’actuel ministre de la défense ne parle pas d’armée nouvelle, mais de création d’une 4° armée, en sus des 3 (?) existantes : terre, air et mer. Les camarades gendarmes peuvent donc aller se rhabiller, à moins que les conseillers du MinDef pensent encore que la gendarmerie est une sous-direction de la cavalerie… Serait-il temps pour eux de changer de logiciel ?

Car c’est bien de logiciel qu’il s’agit !

Et de la création d’une cyber armée !

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Éthique de conviction

Max Weber, bien qu’avocat et docteur en droit, est considéré comme un des fondateurs de la sociologie. Signataire du traité de Versailles en 1918 et ayant participé à la rédaction de la constitution de Weimar, il est aussi (plus ?) célèbre pour avoir énoncé que l’État a le monopole de la violence légitime (ce qui, au passage, est une drôle de manière de définir l’État, car énoncer que sa caractéristique essentielle est la violence ne donne pas confiance…) et pour avoir distingué l’éthique de conviction de celle de responsabilité dans son ouvrage Le savant et le politique. L’actualité nous montre une illustration de cette dichotomie.

Pour Weber donc, il y a deux éthiques de l’action politique, l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité. Plutôt que de gloser sur ces termes et de les paraphraser, autant revenir à la source :

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Surprise stratégique, signaux faibles et alibis des défaillances

Cela fait maintenant un certain temps que les pays occidentaux semblent être atteints par des surprises stratégiques. La percée allemande par la trouée des Ardennes, Pearl Harbor, les kamikazes à la fin de la bataille du Pacifique, la chute du mur de Berlin, le rattachement de la Crimée à la Russie, les attentats sur le sol national… les exemples abondent.

signaux-faibles-et-angle-mort

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Bien qu’un homme averti en vaille, dit-on, deux, les surprises stratégiques poursuivent leur prolifération. Leur nature même les rend imparables. Qui pourrait anticiper une surprise stratégique ? Personne, car en l’anticipant elle perdrait et son caractère stratégique et celui de surprise… Or tout dirigeant, quel que soit son niveau et son domaine d’activité ne s’avoue jamais surpris.

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Misericordiae gladium, ou les frappes du califat (2/2)

(Suite de l’article précédent)

Modes d’action utilisés

La guerre

De même qu’un État cherche à étendre sa zone d’influence, le califat cherche à étendre la sienne. Cette volonté est compréhensible. Cependant, dans un raisonnement se voulant rationnel, les modes d’action retenus par le califat peuvent choquer, alors que s’il utilisait le soft power, il deviendrait raisonnable et, par là même, un interlocuteur valable. Rappelons que le soft power n’est parfois soft que pour celui qui l’utilise et que, conséquence logique du refus de négociation avec l’ennemi (ou prémisse), la guerre (djihad) est le seul moyen d’expansion reconnu par le califat et ses membres.

D’où il s’ensuit que tout leader doit être un chef de guerre : « nous considérons comme une urgence que tous les leaders du mouvement islamique soient des chefs de guerre. Ou au moins qu’ils aient la capacité de se battre dans les rangs des combattants1. »

CalifatPropagande

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Quand on évoque le djihad, la question du distinguo entre djihad intérieur et djihad extérieur revient souvent. Pour le califat, la nuance n’est pas de mise : « celui qui s’est engagé vraiment dans le djihad sait que ce n’est rien d’autre que violence, cruauté, terrorisme, terreur et massacre2. » Le djihad ainsi compris n’est d’ailleurs que l’accomplissement même de la charia : « personne n’est capable d’avancer un élément de la charia qui invaliderait l’idéal djihadiste. Ne serait-ce que parce que nous ne disons pas que c’est une solution parmi d’autres, mais tout au contraire, un postulat de la charia3 ».

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