Guerre ou paix… par Dominique de Villepin

Timeo danaos et dona ferentes (l’Enéide, Virgile) | Dans son « Mémoire de paix pour temps de guerre » Villepin illustre à merveille cette phrase célèbre. Comme tout politique pensant que ses tours oratoires ne sont pas éventés, il convoque dès ses premiers propos ses ancêtres militaires faisant remonter sa généalogie jusqu’à l’époque de Jeanne d’Arc (p 18) sans oublier de citer un grand-oncle tué près d’Alep, en Syrie, « à la tête de son char ». Mais une telle expression montre l’absence de connaissances de la chose militaire, car quand on meurt en blindé, c’est dans son char ou à la tête de son peloton ou escadron de chars, mais jamais à la tête de son char.

Si flatter les gens en montrant que l’orateur partage avec son public des éléments communs, en l’occurrence une famille militaire, avant de leur annoncer des choses désagréables est une figure de rhétorique politique classique, encore faudrait-il savoir flatter correctement. Et pour cela, un minimum de connaissance du sujet est indispensable.

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L’inexistence du cyberterrorisme

J’avoue que le titre peut sembler provocateur, à une époque où l’on ne cesse de nous expliquer que le Calife est un adepte du terrorisme en tout genre (donc implicitement du cyberterrorisme) et qu’il faut lutter contre le phénomène. TV5 aurait d’ailleurs subi ses foudres. (Et en porterait encore les stigmates ?). Face à cette menace, la détermination doit être sans faille et la mobilisation générale.

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On peut cependant être circonspect (comme on l’est face à une « fake news » ?) devant cette unanimité de façade, car peu nombreux sont ceux qui expliquent clairement ce qu’est le cyberterrorisme. Le plus étonnant est que, outre sa définition parfois stupéfiante, ce que l’on présente comme ses manifestations le sont tout autant.

Cependant, quelques éléments peuvent expliquer pourquoi le cyberterrorisme est toujours dans un « entre-deux ».

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About Brexit

Un récent voyage à Londres (fin 2016) a permis de recueillir auprès d’expatriés français chefs d’entreprise, quelques idées sur le Brexit. Les voici exposées. Pour une bonne compréhension de l’article, il ne faut pas oublier la date à laquelle ces propos ont été tenus.

Les raisons du Brexit (2016 – 2020)

Depuis le référendum, le peuple anglais a encore plus envie de quitter l’UE, car la démocratie est très ancrée dans le pays : la décision du peuple doit être respectée. Les Britanniques sont prêts à souffrir pour une cause même s’ils ne la partagent pas, ils l’ont d’ailleurs prouvé lors du Blitz où les Britanniques n’étaient initialement pas tous  anti-Allemands.

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L’Angleterre a toujours été réservée face à l’Europe, elle a d’ailleurs toujours combattu les alliances européennes au cours de son histoire. Nombre de ses hommes politiques ont toujours estimé que l’avenir du pays résidait dans le Commonwealth. De plus, la Grande-Bretagne a toujours vu l’Europe comme une création commerciale et non politique. Si elle a poussé à l’élargissement de l’UE, c’était pour faire des affaires et diminuer la dimension politique de l’UE.
Enfin, le parti conservateur a toujours eu un courant pro-européen et un courant anti-européen auquel appartient Theresa MAY. L’affrontement entre ces deux tendances a culminé lors du référendum, qui était d’ailleurs une des mesures du manifeste politique du parti conservateur.

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SAIP, le retour de l’anomalie

J’ai exposé, dans un précédent billet, quelques éléments montrant que SAIP ne pouvait fonctionner correctement en juin 2016. J’avais pointé la précipitation, l’absence de redondance, la malchance et la qualité de service.

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Une récente discussion avec une personne qui était proche du projet, conjuguée à la publication de deux articles (ici et ), m’incitent à revenir sur ce qui ne pouvait être qu’une catastrophe annoncée. Ce qui pose également la question de l’aptitude du ministère de l’Intérieur à manager avec le numérique

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Nouvelle armée

Il y a quelques temps déjà, le blog informatiques orphelines a publié cet article que nous reproduisons avec son aimable autorisation.

Plaidoyer, demander, militer pour une armée nouvelle est un marronnier de la littérature militaire ou de la littérature qui se pense telle. Jaurès a écrit « l’armée nouvelle », après l’armistice de 1940 le gouvernement a recruté des membres pour son armée nouvelle, le commandant La Vardière a écrit « Pour une armée nouvelle » en 1957, bref, la nouveauté est classique.

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Connaissant sûrement ses classiques, l’actuel ministre de la défense ne parle pas d’armée nouvelle, mais de création d’une 4° armée, en sus des 3 (?) existantes : terre, air et mer. Les camarades gendarmes peuvent donc aller se rhabiller, à moins que les conseillers du MinDef pensent encore que la gendarmerie est une sous-direction de la cavalerie… Serait-il temps pour eux de changer de logiciel ?

Car c’est bien de logiciel qu’il s’agit !

Et de la création d’une cyber armée !

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Éthique de conviction

Max Weber, bien qu’avocat et docteur en droit, est considéré comme un des fondateurs de la sociologie. Signataire du traité de Versailles en 1918 et ayant participé à la rédaction de la constitution de Weimar, il est aussi (plus ?) célèbre pour avoir énoncé que l’État a le monopole de la violence légitime (ce qui, au passage, est une drôle de manière de définir l’État, car énoncer que sa caractéristique essentielle est la violence ne donne pas confiance…) et pour avoir distingué l’éthique de conviction de celle de responsabilité dans son ouvrage Le savant et le politique. L’actualité nous montre une illustration de cette dichotomie.

Pour Weber donc, il y a deux éthiques de l’action politique, l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité. Plutôt que de gloser sur ces termes et de les paraphraser, autant revenir à la source :

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Surprise stratégique, signaux faibles et alibis des défaillances

Cela fait maintenant un certain temps que les pays occidentaux semblent être atteints par des surprises stratégiques. La percée allemande par la trouée des Ardennes, Pearl Harbor, les kamikazes à la fin de la bataille du Pacifique, la chute du mur de Berlin, le rattachement de la Crimée à la Russie, les attentats sur le sol national… les exemples abondent.

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Bien qu’un homme averti en vaille, dit-on, deux, les surprises stratégiques poursuivent leur prolifération. Leur nature même les rend imparables. Qui pourrait anticiper une surprise stratégique ? Personne, car en l’anticipant elle perdrait et son caractère stratégique et celui de surprise… Or tout dirigeant, quel que soit son niveau et son domaine d’activité ne s’avoue jamais surpris.

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